ÉTAPE 1  
MODÈLE + EXEMPLES D'UNE PROBLÉMATIQUE
1
Voici un modèle de problématique, décomposée en ses 3 parties (A-B-C)


A  Page de présentation + titre
B1  Introduction
B2  Développement
  2.1  L'état de la question (ou ce que l'on sait).
    2.1a  Fournir la définition des principaux concepts + variations
    2.1b  Fournir des explications des phénomènes à l'étude
    2.1c  Appuyer au moyen de résultats de recherche/précisions méthodologiques
     Exemple d'un paragraphe de transition
  2.2  La formulation du problème (ou ce que l'on cherche à savoir)
    2.2a  Trouver une faille, montrer sa pertinence, le transformer en question
    2.2b  Justifier votre problème (Pourquoi veut-on savoir cela?)
B3  Conclusion : formuler une hypothèse ou un objectif
C  Références de cette problématique
 Exemple d'une citation de source primaire
 Exemple d'une citation de source secondaire
 Exemple d'une source composée de 3 auteurs et plus (entre parenthèses)
 Exemple d'une source composée de 3 auteurs et plus (dans le texte)
 Exemple d'une citation de deux sources du même auteur
 Ta problématique en une seule page
 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
  MODÈLE + EXEMPLES
Attention : La structure invisible de ce texte + hyperlien sont en bleu
A. PAGE DE PRÉSENTATION + TITRE  

 

Collège Ahuntsic

 

L'effet de la nouveauté sur la mémoire des étudiants du collégial.

LE TITRE : contient les deux variables à l'étude (nouveauté + mémoire) et la population à l'étude.

 

 

 

Par Claude Goulet

 

 

Travail remis à Claude Goulet dans le cadre du cours IPMSH

 

Le x du x 200X

 

         
B. LA PROBLÉMATIQUE  

 

1. Introduction ou mise en situation : le premier paragraphe d'une problématique présente le thème ou le sujet de la recherche (sujet amené et posé). ici, l'auteur tente de montrer au lecteur l'importance de la mémoire et l'intérêt d'étudier ce phénomène. À la fin du texte, il annonce le but de sa recherche (son problème général). Attention : plan ou sujet divisé facultatif.

Tous les êtres vivants ont une mémoire. Bien qu'elle soit parfois rudimentaire, cette capacité à retenir l'information est indispensable à la survie des individus et des espèces (Cobain, 1993). (Source primaire) Elle permet d'enregistrer nos expériences, de s'adapter au monde (Vedder, 1992). Sans mémoire, l'acquisition de comportements complexes serait impossible (Jagger, 1997). Malgré son importance, la mémoire n'est pas infaillible; elle oublie. Des informations dûment emmagasinées deviennent progressivement inaccessibles, ou pire encore s'effacent de notre cerveau à tout jamais. De nombreux facteurs sont à l'origine de ce phénomène : effet du temps, refoulement, traumatisme crânien, lésion cérébrale, interférence (Leloup, 2013). De ce nombre, l'interférence est sans doute le facteur le moins bien connu. (But ou problème général: mieux connaître les liens entre la mémoire (Y) et l'interférence (X))

2. Le développement

2.1 L'état de la question : Cette partie, la plus longue du texte, présente « ce que l’on sait » sur la mémoire.

Selon Smith et ses collaborateurs (1991, p.67), «la mémoire est une fonction cognitive du cerveau qui permet de stocker de l'information pendant un laps de temps plus ou moins long». (Définitions du phénomène à l'étude) D'autres psychologues croient plutôt que la mémoire est une propriété des comportements, propriété que l'on peut observer lorsqu'un comportement demeure dans le répertoire d'un organisme jusqu'à son extinction (Cobain, 1993).

Toujours selon ces auteurs, le cerveau possède trois types de mémoire : la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. (Variations du phénomène) Selon eux, chaque mémoire a un rôle à jouer dans le traitement de l'information. La mémoire sensorielle (MS) emmagasine l'information qui provient directement des sens. Cette mémoire « [...] enregistre pour un laps de temps très court une grande quantité d'information qui sera ensuite triée et acheminée à la mémoire à court terme grâce aux processus d'attention. » (Hendrix et Joplin, 1968, p.88). (Définition et rôle du concept de mémoire sensorielle)


Comme son nom l'indique, la mémoire à court terme (MCT) conserve l'information pendant un bref laps de temps (moins d'une trentaine de secondes, sans effort conscient) (Hendrix et Joplin, 1968). « Cette mémoire accorde au cerveau le temps nécessaire pour décider si l'information sera utilisée pour résoudre un problème, transférée en mémoire à long terme ou tout simplement oubliée » (Vedder, 1995, p.39). (Définition) La MCT a aussi une faible capacité de rétention. En effet, Hendrix et Joplin (1968) a montré que l'humain pouvait retenir en moyenne sept informations, plus ou moins deux. (Résultats de recherche et données empiriques)Dans sa recherche, les sujets devaient lire une liste d'épicerie contenant 15 produits différents, puis sauter à la corde pendant une minute pour le premier groupe et deux minutes pour le second. Après ce délai, on demandait aux deux groupes d'inscrire sur une feuille tous les éléments dont ils avaient le souvenir. Les sujets avaient le droit de regrouper les éléments pendant la phase de rappel, mais il ne pouvait consulter la liste d'épicerie qu'une seule fois. (Précision méthodologique = variables parasites contrôlées) L'analyse des résultats a montré que les sujets avaient oublié presque deux fois plus de mots au bout de deux minutes qu'après une seule minute. (Résultats de recherche et données empiriques)


La mémoire à long terme (MLT) est, quant à elle, « [...] une mémoire dans laquelle les informations sont entreposées après avoir été analysées et organisées. Contrairement à la MCT, les informations qui y sont stockées demeurent disponibles pendant de très longues périodes de temps » (Vedder, 1995, p. 39), voire pendant toute une vie selon certains auteurs (Doors, 1968, cité dans Morrison, 1972).(Source secondaire) C'est grâce à cette mémoire si l'information acquiert un sens lorsqu'elle parvient en MCT (Hendrix et Joplin, 1968). (Définition du concept de mémoire à long terme)


La mémoire à long terme peut être brouillée par un phénomène qu'on appelle l'interférence. (Théorie et explication) Ce brouillage la rend moins efficace et moins fiable (Morrison, 1972). Selon Smith et ses collaborateurs (1991, p.121), « Il y a interférence lorsque l'apprentissage d'une tâche A diminue l'apprentissage d'une tâche B ». (Définition de l'interférence) Par exemple, le résultat à un examen de psychologie sera généralement plus faible si tout de suite après avoir étudié la théorie de Freud (tâche A), un élève étudie Platon (tâche B). Ici l'apprentissage de la philosophie intercalé entre l'étude de la psychologie et l'examen nuit au rappel des connaissances de la théorie de Freud. Ce phénomène a été notamment observé chez les élèves qui doivent étudier deux ou trois examens lors d'une même journée (Presley, 1966, cité dans Smith et al., 1991).(2 auteurs et +)


(Paragraphe de transition) Yorke (1996a) a montré que l'interférence variait selon le degré de similitude des tâches à accomplir. (Expliquer : facteur qui influence l'interférence) Sa recherche indique que deux tâches quasi-identiques, comme l'étude de la psychologie et de la philosophie, créent plus d'interférence entre elles que deux tâches différentes comme écouter un disque etétudier pour un examen de psychologie. (Appuyer : données empiriques) En vertu de ce principe, si au lieu d'étudier Platon après Freud un étudiant écoutait son disque préféré, ses résultats en psychologie seraient meilleurs. (2 sources/un auteur) Quelques études confirment ce fait (Presley, 1996, 1967, cité dans Beck, 1997). (Appuyer) Ces résultats s'expliquent sans doute par le fait que la psychologie et la philosophie font appel à des concepts et des explications qui, sans être identiques, se ressemblent suffisamment pour créer de la confusion lors du rappel (Leloup, 2013).

2.2 La formulation du problème : cette partie permet de cerner le problème - « ce que l'on veut savoir » - d'en montrer la pertinence, de poser clairement une question de recherche et, finalement, d'en justifier l'intérêt.

Maintenant que se passerait-il si entre sa période d'étude en psychologie et son examen, un étudiant écoutait le dernier disque de Radiohead ? Autrement dit, quel serait le niveau d'interférence si l'une des deux tâches était tout à fait nouvelle ? Yorke (1996b) a tenté de répondre à cette question. Les résultats de sa recherche indiquent que la nouveauté a un effet négatif sur le rappel : deux tâches différentes (étudier sa psychologie et écouter Radiohead) mais dont l'une est nouvelle (écouter Radiohead) créeront plus d'interférence que deux tâches différentes mais familières (étudier sa psychologie et écouter son disque préféré). (Données empiriques qui illustre la pertinence) Smith et ses collègues (1991) avancent que la nouveauté est un facteur qui mopolise presque totalement l'attention, rendant ainsi difficile le traitement d'information provenant d'autres sources (2 auteurs et +). Cependant, leur recherches ne sont pas parvenu à confirmer cette hypothèse. De son coté, Harvey (2012) soutient que ce phénomène résulte du grand nombre de nouvelles informations que la mémoire doit rapidement intégrer à sa structure lors d'une première écoute (nouvelles paroles, nouvelles voix, nouveaux instruments, nouveaux rythmes). (Raisonnement qui illustre la pertinence) Selon elle, cet effet de nouveauté soumet la mémoire à un travail important qui peut produire une surcharge, surcharge qui diminue d'autant l'efficacité du rappel. (Ici le problème se précise) Suivant ce raisonnement, on devrait s'attendre à ce qu'il y ait plus d'interférence lorsqu'on réunit dans une même séquence d'apprentissage deux tâches différentes et totalement nouvelles. (On devrait s'attendre... = on ne sait pas = faille ou lacune dans nos connaissance) Est-ce bien le cas ? Le caractère nouveau des tâches augmente-t-il l'interférence ? (Voici la question de recherche)


La réponse à cette question pourrait permettre de mieux comprendre le phénomène d'interférence et, partant, de contribuer à l'élaboration de nouvelles stratégies d'apprentissage en milieu scolaire. (Justification de la recherche)

3. La conclusion : Dans cette dernière partie, l'auteur formule une hypothèse ou un objectif.

La présente étude a donc pour but de vérifier l'hypothèse selon laquelle deux tâches différentes et nouvelles, (1) étudier la physique des atomes et (2) écouter le dernier disque de Radiohead, créeront plus d'interférence lors d'un examen de rappel sur les atomes, que deux tâches différentes dont l'une est nouvelle et l'autre familière. (Il s'agit ici de l'hypothèse de la recherche, ce que l'on croit savoir)

 

 

         
C. LES RÉFÉRENCES  


Les références sont la liste des sources lus et cités par l'auteur dans sa problématique = articles scientifiques, dictionnaires scientifiques, livres, chapitres de livre, sites internet, etc.

Références

BECK, H. (1997). Music : the new pollution ? Brain & Music, 2 (3), 45-87.

COBAIN, K. (1993). Les effets du lithium sur la mémoire des rats albinos. Le comportement animal, 5 (2), 41-57.

HARVEY, P.J. (2012). L'influence d'un traumatisme psychologique sur la mémoire à long terme. Mémoire et comportement, 2 (3), 45-57.

HENDRIX, J. et JOPLIN, J. (1968). Les trois mémoires du cerveau abîmé : une théorie. New York : Wood & Stock Press.

JAGGER, M. (1997). Le pont entre la MCT et la MLT. New York : R. Stones.

LELOUP, J. (2013). La mémoire : une faculté qui oublie. La Revue Québécoise de Psychologie Lucide, 3 (2), 101-108.

MORRISON, J. (1972). Les portes de la mémoire. Dans E. Nelligan (Dir.), Les morsures de l'âme (p. 23-36). Paris : Les éditions du poète maudit.

SMITH, R., GALLUP, S. et TOLHURST, L. (1991). L'interférence, l'oubli et sa cure. Cognition, 22, 67-79.

VEDDER, E. (1992). Animal, rats and memory. Animal Behavior, 2 (3), 35-47.

YORKE, T.E. (1996a). L'influence de la similitude sur la mémoire. Cerveau, Rythme et Mémoire, 1 (2), 32-41.

YORKE, T.E. (1996b). L'effet de la nouveauté sur la mémoire. Cerveau, Rythme et Mémoire, 3 (2), 42-61.



Attention :
Dans cet exemple, il y a 11 sources; votre problématique, elle, en compte au moins deux pour la première version, et quatre pour la version finale.

 







Votre problématique en une seule page

A  
   
B 1
2 État de la question
3
C  



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Pl@nète Psy/IPMSH/Claude Gouletlienaveclesite

 


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