Cours 10  
VALDITÉ D'UNE RECHERCHE page 35
La validité est la valeur scientifique d'une recherche empirique

 

 

 

  • La validité est l'indice de la valeur ou de la qualité scientifique d'une recherche empirique.
  • Plus une recherche est valide, plus les conclusions que le chercheur pourra en tirer seront fiables, vraies ou valables.
  • Il existe trois formes de validité :

 

La validité interne La validité externe La validité écologique
lienaveclesite

La validité interne d'une recherche (Vint)

  • La validité interne est un indicateur de qualité qui permet au chercheur d'évaluer la fiabilité ou la certitude de ses conclusions internes.
  • Les conclusions internes d'une recherche sont les conclusions que le chercheur tire de l'analyse statistique de ses propres données.
  • Ces données sont obtenues en observant ou en décrivant les sujets de son échantillon.
  • Le mot "interne" renvoie donc aux résultats obtenus grâce à l'analyse statistique de l'échantillon, et non à la généralisation de ces résultats à l'ensemble de la population (= validité externe).
  • Le principe est simple : plus la validité d'une recherche est élevée, plus fiables seront les conclusions internes du chercheur.
Validité élevée -------------- Validité moyenne -------------- Validité faible
Conclusions «internes» très fiables ----------------------------------- Conclusions «internes» peu fiables
  • Il existe deux types de conclusion :
    • X est bel et bien la cause de Y, si la recherche comporte deux variables (Ex: L'effet du sucre sur l'hyperactivité).
    • Y est bien un Y, si la recherche ne comporte pas de X (Ex : Il existe des comportements agressifs chez les filles de moins de deux ans).
  • Si la validité interne d'une recherche est élevée, la certitude que X est la cause de Y sera grande.
  • Le chercheur pourra donc sans ambiguïté attribuer les variations observées et mesurées de Y aux variations de X.
  • Ainsi, le chercheur pourra conclure, presque à coup sûr, que, son X est bel et bien la cause de Y.
  • Au contraire, si la validité interne d'une recherche est faible, la certitude que X est la cause de Y sera moindre, voire faible.
  • On dira alors qu'il est possible que le sucre influence l'hyperactivité (ou qu'il se peut que les filles manifestent de l'agressivité).
  • Dans le pire des cas, pour éviter de tirer une conclusion hâtive, on dira tout simplement qu'il est impossible de se prononcer (on ne sait toujours pas si X cause Y).
  • Bref, le degré de certitude du chercheur dépend du degré de validité de sa recherche.
  • Plusieurs facteurs menacent la validité interne d'une recherche.
  • Ces facteurs sont :
    • les attentes du chercheur
    • les attentes des complices du chercheurs et des participants
    • les fluctuations de l'outil de collecte de données
    • la répartition des participants dans les groupes
    • la régression statistique des mesures
    • la maturation
    • la fatigue et l'histoire personnelle des participants,
    • la perte des participants
    • la contamination par d'autres variables parasites
    • Facteurs inconnus jusqu'à ce jour

 

 

  X1 --» ------------ Échantillon ---------- » Y  
  X2 --»  
Variable indépendante = Votre X --» Variable dépendante
  X4 --»  
  X5 --»  

 

 

Le contrôle : ou comment augmenter la validité interne d'une recherche

Contrôle : de la situation et du lieu de la recherche

 

  • Le contrôle de la situation de recherche augmente la validité interne d'une recherche; en principe, plus le chercheur contrôle cette situation, plus la validité de sa recherche est grande.

 

    Contrôle élevé ----------------- Contrôle moyen --------------------- Contrôle faible ou nul
    Validité élevée -------------------- Validité moyenne --------------------- Validité faible

     

  • La situation de recherche désigne le lieu précis où se déroule la recherche.
  • Il y a trois cas de figure possibles : la recherche peut se dérouler en laboratoire (milieu artificiel), en milieu semi-naturel ou en milieu naturel.

 

    Contrôle élevé ----------------- Contrôle moyen --------------------- Contrôle faible ou nul
    = Laboratoire --------------- = Conditions semi-naturelles ------------------- = Milieu naturel
  • Si la recherche a lieu en laboratoire, on qualifiera cette recherche d'expérimentale ou, plus simplement, on dira qu'il s'agit d'une expérience.
  • Qu'est-ce qu'une expérience ?
  • Une expérience est une situation artificielle créée par le chercheur afin d'étudier la relation entre un X et un Y (ou simplement observer un Y).
  • Pour qu'une recherche soit considérée comme une expérience, il faut :
    • que le chercheur provoque ou manipule la variable indépendante (X), c-à-d qu'il intervienne pour soumettre les sujets de sa recherche à l'effet de cette variable.
    • que le chercheur contrôle les différents aspects de ce lieu afin de neutraliser les variables parasites susceptibles de nuire à la démonstration que X est la cause de Y.
  • Si ces deux conditions sont satisfaites, on dira que cette recherche est une expérience.
  • Si seulement l'une de ces deux conditions est satisfaite, on dira que la recherche est une quasi-expérience (quasi = presque).
  • Si aucune de ces conditions n'est satisfaite, on dira que la méthode utilisée ne permet pas d'établir un lien de causalité entre X et Y; il s'agit donc d'une méthode non-explicative (donc corrélationnelle ou descriptive).
  • Le niveau contrôle du chercheur dépend donc de cette condition :
    • Si ce lieu où se déroule la recherche est artificiel (laboratoire), le chercheur aura en principe plus de contrôle sur les différents aspects de la situation.
    • Si le lieu est semi-naturel ou semi-artificiel (une école, un hôpital, un centre commercial, etc), le contrôle des différents aspects de la situation sera moyen.
    • Si le lieu est naturel, le chercheur a peu ou pas de contrôle.
  • Pourquoi la validité interne d'une recherche augmente-t-elle avec le contrôle de la situation expérimentale ? Parce qu'en laboratoire, il est plus facile de :
  • Le contrôle de la situation est donc intimement lié aux deux autres formes de contrôle :
    • le contrôle des variables indépendante et dépendante.
    • le contrôle des variables parasites.

 

Contrôle : La manipulation de la variable indépendante

  • La variable indépendante (VI) est la cause présumée (X) du phénomène Y que le chercheur tente d'expliquer.
  • Manipuler une variable indépendante consiste donc à contrôler les variations d'un phénomène et à soumettre de façon systématique des sujets à l'effet de ces variations.
  • Cette manipulation permet au chercheur de fixer avec précision les niveaux de la VI.
  • Exemple, un chercheur tente de mesurer l'effet du sucre sur l'hyperactivité des rats.
  • Ici X = sucre et Y= hyperactivité.
  • Il forme deux groupes de vingt rats et mesure leur activité avant la prise de sucre (niveau de base).
  • Il donne ensuite au groupe expérimental vingt grammes de sucre/litre d'eau pendant un mois (niveau 1= présence de sucre).
  • Bien sûr, il n'ajoute rien à l'eau du groupe de contrôle (niveau 1= présence de sucre).
  • Finalement, après un mois, il mesure de nouveau le niveau d'activité des deux groupes de rats.
  • Les rats du groupe expérimental font ici l'expérience de boire de l'eau sucrée.
  • Les rats du groupe de contrôle ne font pas cette expérience.
  • Dans ce contexte, l'expérimentateur peut observer et mesurer avec précision l'activité des rats qui boivent ou non de l'eau sucrée.
  • Le contrôle des conditions qui permettent de mesurer avec précision la variable indépendante est donc très élevé.
  • Si le groupe qui a bu de l'eau sucrée est plus actif que le groupe qui a bu de l'eau sans sucre, il pourra affirmer que le sucre rend hyperactif.
  • Donc que, toutes choses égales par ailleurs, X est bel et bien la cause de Y chez les rats.
  • Attention : toutes les variables indépendantes ne sont pas manipulables.
  • Par exemple, on ne peut imposer à un rat mâle l'expérience d'être une femelle, et vice-versa. Le sexe des sujets est donc, par définition, une variable non manipulable.
  • On nomme "variable assignée ou invoquée" une variable que le chercheur ne veut ou ne peut pas manipuler.
  • Une variable indépendante a donc deux états : manipulée ou non-manipulée.
  • Si la VI est manipulée, la validité interne de la recherche sera plus grande.

 

    Variable indépendante manipulée ---------- OU --------- Variable indépendante non-manipulée
    Validité élevée ------------------------------------------------- Validité faible

     

  • Il est à noter que "variable indépendante manipulée" et "variable indépendante provoquée" sont synonymes.

 

 

Contrôle : Neutraliser les variables parasites (VP)

 

  • La plupart des phénomènes naturels, biologiques, psychologiques ou sociaux sont multidéterminés.
  • "Multidéterminé" signifie que pour un même phénomène Y, que l'on souhaite expliquer, il existe de multiples causes/facteurs explicatifs (X1, X2, X3, X4, etc.).

 

Cause X1 Variable dépendante (Y)
Cause X2
Cause X3
Cause X4

 

  • Le but ultime de la science consiste à mettre clairement en évidence l'effet de X sur Y.
  • Pour isoler l'effet de cette variable - un X en particulier - le chercheur doit neutraliser les effets nuisibles des autres variable susceptibles d'influencer Y (= les autres X).
  • Certains de ces effets nuisibles ou parasites sont déjà connus du chercheur (= ce que l'on sait).

 

    Problème = Cause étudiée/ VI ou X1 Variable dépendante (Y)
    Cause X2 (variable parasite)
    Cause X3 (variable parasite)
    Cause X4 (variable parasite)

     

  • Pour neutraliser les effets parasites, le chercheur a recours à plusieurs stratégies de contrôle.
  • En voici quelques-unes :
    • utiliser le hasard afin de répartir les effets des variables parasites connues et inconnues.
    • équilibrer les effets des variables parasites connues.
    • maintenir constants les effets des variables parasites connues.
    • éliminer les effets des variables parasites connues.

 

  • Reprenons l'exemple ci-haut pour illustrer chacune de ces mesures :
  • Supposons que les rats sont naturellement plus actifs que les rates.
  • Si l'on veut mettre en évidence l'effet du sucre sur l'hyperactivité, il faut neutraliser l'effet parasite du sexe des 40 sujets.
  • On pourrait alors :
    • Répartir au hasard les mâles et les femelles dans les deux groupes (groupe expérimental = +- 10 mâles, +- 10 femelles).
    • Dans ce cas, il faut faire la même chose avec le groupe de contrôle.
    • On pourrait aussi équilibrer le nombre de rats selon le sexe (groupe expérimental = 10 mâles, 10 femelles; même répartition pour le groupe de contrôle).
    • Ou bien maintenir la variable sexe constante en n'utilisant que des mâles (ou des femelles; même chose pour le groupe de contrôle).
    • Ici, il est bien sûr impossible d'éliminer la variable parasite sexe; un rat est nécessairement un mâle ou une femelle.
    • On peut également éliminer les effets nuisibles des caractéristiques de la situation expérimentale (absence de bruit, distractions, etc.).
    • Mais on ne peut pas éliminer les caractéristiques des sujets (sexe, âge, etc.), qui sont en fait des "variables propres" (propre = propriété du sujets, comme le sexe).

 

  • L'avantage de la répartition des sujets au hasard réside dans le fait que cette méthode permet, en principe, de répartir également tous les effets nuisibles des variables propres.
  • Aussi bien les variables connues que les variables dont le chercheur ne connaît pas encore les effets nuisibles (effet nuisible potentiel).
  • En effet, si le hasard fait bien les choses, il y aura autant de mâles que de femelles, de jeunes que de vieux dans les deux groupes (variables propres connues).
  • Mais aussi autant de gros que de petits (le poids étant une variable propre dont les effets sont inconnus mais potentiellement nuisibles à la mise en évidence de l'effet de X sur Y).
  • Cette mesure de contrôle permet donc de constituer des groupes équivalents à tous égards (autant de mâles que de femelles, de gros que de petit, etc.).
  • Sauf en ce qui concerne les effets nuisibles des variables liées à la situation (bruits, présence de congénères, etc.), qu'il vaut mieux éliminer ou répartir systématiquement.
  • La répartition au hasard des sujets est une mesure de contrôle plus efficace lorsque le nombre de sujets (n=) de l'échantillon est élevé.
  • En effet, plus le nombre de sujets d'un échantillon est élevé, plus les variables nuisibles se comporteront comme des variables aléatoires (= la loi des grands nombres).
  • Si elles se comportent de façon aléatoire - bref selon les lois du hasard - les variables parasites se répartiront également entre les deux groupes
  • Donc autant de femelles dans le groupe expérimental que dans le groupe de contrôle ; même chose pour les mâles.
  • Lorsque l'échantillon d'une recherche est petit, il est préférable de répartir les variables parasites de façon systématique car, dans ce cas, le «hasard fait parfois mal les chose».
  • On nomme «variables non-contrôlées», les variables qui échappent aux mesures de contrôle du chercheur.
  • Si toutes les variables parasites d'une recherche sont contrôlées, la validité de la recherche sera élevée.
  • Au contraire, si aucune variable n'est contrôlée, la validité sera faible.

 

    Validité élevée -------------- Validité moyenne -------------- Validité faible
    Toutes les VP sont contrôlées ------ Quelques VP sont contrôlées ----- Aucune VP n'est contrôlée

 

 

 

La validité externe d'une recherche (Vext)

  • La validité externe est un indicateur qui permet au chercheur d'évaluer la valeur de sa recherche, et plus précisément d'évaluer la fiabilité de ses conclusions externes.
  •  

    Validité élevée -------------- Validité moyenne -------------- Validité faible
    Conclusions «externes» très fiables ---------------------------------------- Conclusions «externes» peu fiables

     

  • Les conclusions externes sont les conclusions tirées de l'analyse de l'échantillon, que le chercheur souhaite généraliser à l'ensemble de la population à l'étude.
  • Une recherche qui possède une très grande validité externe permettra au chercheur d'affirmer, avec une fiable marge d'erreur, que ce qui est vrai (au faux) pour son échantillon, est vrai (ou faux) pour la poulation de laquelle est extrait cet échantillon.
  • Le mot «externe» renvoie ici au groupe d'individus qui constitue la population à l'étude et aux conclusions que l'on souhaite étendre à cet ensemble.

 

    Échantillon (n)    
Population (N)

 

  • Autrement dit, la validité externe d'une recherche permet de répondre à la question «X est-il la cause de Y chez l'ensemble de la population étudiée ? ».
  • Exemple de conclusion : Tous les rats de cette espèce (population) réagiront comme les rats de mon échantillon.
  • Si la validité externe de la recherche est élevée, la certitude du chercheur sera grande que X est bel et bien la cause de Y pour tous les individus de sa population.
  • Le chercheur pourra ainsi affirmer que ce qu'il a observé au sein de son échantillon existe probablement dans la population (car son risque d'erreur est faible).
  • Si, au contraire, la validité externe de sa recherche est faible, la certitude du chercheur sera faible.
  • Par conséquent, il devra être très prudent en affirmant que ce qui est vrai pour son échantillon est également vrai pour la population à l'étude.
  • Dans ce cas, le chercheur doit se garder de faire des généralisations hâtives.
  • La validité externe dépend essentiellement de la représentativité de l'échantillon, et donc du mode de sélection des participants de la recherche.
  • Et non du nombre total de sujets comme on le laisse parfois entendre dans les journaux.
  • Le mot «représentatif» qualifie un échantillon qui, une fois constitué, conserve les propriétés de la population, tant sur le plan de sa composition (proportion des caractéristiques) que de sa complexité (nombre des caractéristiques).

 

EXEMPLE D'UN ÉCHANTILLON REPRÉSENTATIF
 
Population à l'étude   Échantillon de la recherche
Caractéristique 1 Caractéristique 3  
C1 C3
Caractéristique 2 Caractéristique 4 C2 C4
 
 
 
EXEMPLE D'UN ÉCHANTILLON NON-REPRÉSENTATIF
 
Population à l'étude   Échantillon de la recherche
Caractéristique 1 Caractéristique 3  
C1 C3
Caractéristique 2 Caractéristique 4 C2 C4
 

 

  • Le mode de sélection peut être :
    • avec le hasard (on dit aussi probabiliste ou aléatoire)
    • sans le hasard (on dit aussi non-probabiliste ou non-aléatoire)
  • Si les participants sont choisis au hasard, l'échantillon sera, en principe, plus représentatif.
  • Si les participants ne sont pas choisis au hasard, l'échantillon sera plus ou moins représentatif.
  • Il vaut donc mieux un petit échantillon choisis au hasard qu'un grand échantillon dont les sujets n'ont pas été selectionné au hasard
  • Il va de soi que plus l'échantillon est représentatif, plus la validité externe est grande, et donc plus fiables seront les conclusions du chercheur.

La validité écologique d'une recherche (Véco)

  • La validité écologique est un indicateur qui permet au chercheur d'évaluer la valeur de sa recherche et, plus précisément, la valeur écologique de ses conclusions externes.
Validité élevée ------------- Validité moyenne ----------------- Validité faible
Conclusions très fiables --------------------------------------------------- Conclusions peu fiables
  • Les conclusions externes sont les conclusions que le chercheur tire des observations de son échantillon.
  • Le chercheur souhaite généraliser ses conclusions à l'ensemble de la population à l'étude et, plus particulièrement, au milieu dans lequel vit cette population.
  • Le mot "écologie" renvoie ici aux conditions de vie des individus qui forment la population à l'étude.
  • Cette validité varie en fonction du degré de similitude entre les conditions artificielles du laboratoire et le milieu de vie des individus de la population, la «vraie vie».
  • Il s'agit donc de comparer une situation expérimentale - donc + ou - artificielle, car créée par le chercheur - avec les conditions réelles/naturelles des individus de la population à l'étude.
  • Si votre expérience est réaliste, autrement dit si elle reproduit intégralement les différents aspects de la réalité des individus, sa validité écologique sera grande.
  • Par contre, si l'expérience s'éloigne des conditions réelles de la population, sa validité écologique sera faible.
  • Plus cette validité est grande, plus il y a de chance que les participants de votre échantillon de se comportent ou pensent comme les individus de la population à l'étude.
  • Certains spécialistes de la méthode considèrent que la validité écologique est une composante de la validité externe.
  • Vous verrez ce concept plus en détail à l'université.

 

 

La puissance explicative d'une recherche

  • La validité générale (Vgen) est la valeur globale d'une recherche, de ses conclusions.
  • Cette valeur se décompose en trois éléments :
    • La valeur interne
    • La valeur externe
    • La valeur écologique
  • La validité générale (Vgén) d'une recherche = Vint + Vext + Véco où Vint.

 

    Validité d'une recherche (Vgen) = Validité interne (Vint) + Validité externe (Vext) + Validité écologique (Veco)

     

  • Attention : ces trois éléments ne sont pas parfaitement indépendants les uns des autres.
  • En effet, il ne sert à rien de généraliser vos résultats à l'ensemble de la population (validité externe), si au préalable votre recherche est mal faite et que ses résultats sont sujets à caution (validité interne faible).
  • Autrement dit, la validité externe et écologique dépendent en partie de la validité interne; l'inverse n'est pas vrai.
  • En revance, si vous résultats et vos conclusions sont en béton (validité interne élevé), mais ne concernent qu'un petis groupe de sujets ou on été obtenu dans des conditions qui s'éloigne considérablement de la réalité (validité écologique faible) , les critiques de votre recherche seront en droit de s'interroger sur l'utillité de votre recherche.
  • Argent gaspillé ? Mal investi ?
  • En science, il existe plusieurs méthodes pour résoudre un problème.
  • Ces méthodes n'ont cependant pas toutes la même puissance (explicative et descriptive).
  • La puissance explicative ou descriptive d'une méthode varie en fonction de sa capacité à garantir la validité générale d'une recherche.
  • On qualifie de puissante une méthode qui confère au chercheur un très grand contrôle sur les différents phénomènes à l'étude : X, Y et Z.
  • La méthode expérimentale est la méthode qui possède la plus grande puissance explicative.
  • Cependant, sa validité écologique est habituellement plus faible que la méthode quasi-expérimentale.
  • En effet, des contraintes empêchent parfois la réalisation d'une expérience en laboratoire ou d'une quasi-expérience.
  • Ces contraintes sont liées :
    • À l'éthique (l'expérience peut-elle nuire à la santé physique et mentale des participants?).
    • À la logistique (est-il possible de créer une situation réaliste en laboratoire ? ).
    • Au coût de la recherche (mise sur pied des laboratoires, achat de matériel, embauche d'observateurs et d'assistant-e-s de recherche, etc.).
    • À la durée des expériences/quasi-expériences, généralement plus longues que les enquêtes par questionnaire ou par entrevue.
    • À la nature même du phénomène à l'étude (On ne peut recréer la deuxième guerre mondiale en laboratoire ou le naufrage du Titanic).
    • Etc.

     

 
Continuer à lire... Prochain cours
Variables parasites Échantillonnage Tableau/Méthodes
Pl@nète Psy/IPMSH/Claude Gouletlienaveclesite