Cours 3 à 7  
PROBLÉMATIQUE : VERSION I 1b
Vous avez vos sources + fiches de lecture = rédigez maintenant votre problématique
page 17
 
 Voici en détails les étapes de la rédaction de votre problématique
1  Comment rédiger une problématique
   Qu'est-ce qu'une problématique ?
   Principes à observer lors de la rédaction d'une problématique
   Contenu de votre problématique :
    a  Page de présentation et titre
    b  Structure d'une problématique  Introduction
 Ce que l'on sait
 Ce que l'on veut savoir
 Conclusion
c  Références de vos sources/Format APA
   Votre problématique en une seule page
   Modèle/Exemples de problématique
2  Formulation du problème (Les éléments)  La faille  
3  La pertinence
4  La question
5  La justification
6  L'hypothèse ou l'objectif
7  Me faire parvenir votre liste de cinq sources
8  Vérifier votre texte avant de me le soumettre
9  Quand et comment remettre votre version I ?
 Étape précédente l Étape suivante
 Comparaison entre les première et seconde versions
lienaveclesite

 

 
1 QU'EST-CE QU'UNE PROBLÉMATIQUE ?
  • Commençons votre cours 3 par situer dans le temps la rédaction de votre problématique.
  • La rédaction de la problématique est la seconde étape de ce cours, qui en compte 4 :
      1. Recenser les écrits relatifs à votre thème et les lire + fiches
      2. Rédiger la première version de votre problématique
      3. Trouver et lire de nouvelles sources pour enrichir votre problématique
      4. Rédiger la seconde version de votre problématique

       

  • Dans sa première version, la problématique est un court texte de 4 à 5 pages qui présente à vos lecteurs votre problème de recherche.
  • Le mot "problématique" désigne ici l'ensemble de votre texte, tandis que "problème" renvoie à un élément ou une partie essentielle de ce texte.
  • Donc, la problématique contient le problème de recherche.
  • Un problème de recherche est une question pour laquelle il n'existe actuellement aucune réponse valable ou pleinement satisfaisante, d'où la nécessité de l'étudier plus à fond.
  • Le but de votre problématique consiste donc à formuler une solution à ce problème.
  • Cette solution doit être formulée de manière à pouvoir être soumise à un test empirique (= recherche).
  • En d'autres termes, à la fin de votre problématique, vous devez formuler une hypothèse ou un objectif de recherche, comme en IPMSH.
  • Attention : Vous devez commencer à rédiger votre problématique même si vous n'avez pas encore trouvé votre problème de recherche.
  • Ce que l'on sait sur le thème et les fiches de lecture de vos premières sources permettent de débuter la rédaction de votre texte.
  • Lire la suite...

 

 
PRINCIPES À OBSERVER LORS DE LA RÉDACTION D'UNE PROBLÉMATIQUE
  • Il faut observer un certain nombre de principes lorsqu'on rédige une problématique.
    • D'abord, il ne faut jamais perdre de vue que l'on ne connaît pas le niveau exact de connaissance ou de maîtrise de la matière de notre lecteur.
    • Connaît-il le sujet ? Est-ce un lecteur chevronné ? Un débutant ?
    • Il en sait peut-être plus que moi, mais on l'ignore...
    • Dans une problématique, il faut donc être explicite et clair, donc présenter systématiquement les explications de nos sources, définir les principaux concepts, donner des exemples, préciser notre pensée en bas de page s'il le faut.
    • Il faut s'en tenir aux faits et théories rapportés par nos sources scientifiques et exclure toute considération d'ordre personnel.
    • Dans un texte, sauf exception, on ne doit jamais faire mention de nos sentiments ni de nos opinions (Ex: «Je trouve ça bon» ou «Personnellement, je pense que c'est très clair», etc).
    • En science, l'auteur d'un texte doit faire des efforts pour être neutre et objectif.
    • Votre problématique doit également être cohérente, du début jusqu'à la fin : Vous ne pouvez pas dire «noir» dans un paragraphe et «blanc» dans le suivant, sauf si vous nommez explicitement cette incohérence ou cette contradiction de la part des auteurs dans votre texte.
    • Comme nous l'avons vu dans ce site, il faut citer ses sources tout au long du texte selon la méthode auteur-date/APA; le principe est simple : une idée = une source = une référence.
    • Il faut également fournir les références de ses sources à la fin du texte.
    • Une problématique n'est pas un collage de citations; il faut donc éviter les citations textuelles, sauf pour les définitions.
    • Vous devez donc paraphraser ses sources (c-à-d reformuler les idées d'un auteur sans en trahir le sens).
    • Il est également indispensable d'avoir sous la main un dictionnaire, une grammaire et un guide de conjugaison, papier ou version internet.
    • Finalement, une problématique doit être rédigée dans un style scientifique, et non littéraire ou journalistique.
  • Pour vous aider à rédiger ce texte, telechargement le gabarit de la problématique.
  • Lire la suite...

 

 
RÉDACTION DE LA PROBLÉMATIQUE : CONTENU DE LA VERSION 1
  • Votre problématique se divise en trois sections, dans l'ordre :
a  La page de présentation
b  La problématique ou le texte qui présente votre problème de recherche
c  Les références des sources sur lesquelles s'appuie votre problématique
 

 

 

 
a PAGE DE PRÉSENTATION + TITRE
  • Qu'est qu'un bon titre de problématique ?
  • Un bon titre annonce clairement votre problème de recherche.
  • Ce titre doit être placé au centre de votre page de préssentation.
  • Il contient:
    • La ou les variable(s) à l'étude (X et Y)
    • La nature de la relation qui unit ces deux variables (effet, incidence ou influence de X sur Y)
    • Z = la population à l'étude
  • Généralement - mais pas forcément - la variable Y correspond à votre thème, au sujet étudié; alors que la variable X renvoie aux causes possibles de Y, donc à votre problème.
  • Un titre clair ne contient qu'un et un seul X.
  • Et s'il y a plus d'un Y, il faut que cette information soit clairement présenté dans la formulation de votre problème et de votre hypothèse, à la fin de votre texte.
  • La population, quant à elle, désigne l'ensemble des individus chez qui X influence Y, selon vous.
  • Le titre doit être à la fois bref et précis; il faut éviter les titres chocs ou accrocheurs, les questions ou les affirmations provocantes, etc.
  • Il prend généralement la forme d'une affirmation, et non d'une question.
  • Voici un exemple :

 

   
 Exemples  d'un bon titre  
 

 

L'effet de l'usage d'un site internet sur la réussite du cours DISH chez les étudiant-e-s du Collège Ahuntsic.

L'influence du sexe sur les réactions à l'envahissement de l'espace personnel des usagers des stations de métro de Montréal.

 

   
   
 Exemples  d'un mauvais titre  
 

 

L'étudiant-e-s du Collège Ahuntsic et son intégration éducative grâce à internet : un problème métaphysique ou une quête profonde ?

Le sexe et ses impacts à Montréal dans l'espace sur ceux qui prennent le métro.

 

  • Dans le premier titre :
    • X = Usage d'un site internet
    • Y = Réussite du cours DISH
    • Z = Étudiant-e-s du Collège Ahuntsic
  • À la seule lecture de ce titre, on a une excellente idée du contenu du texte et de la nature du problème qu'il contient.
  • On rédige généralement ce titre une fois la problématique écrite, du moins dans ses grandes lignes.
  • Placez ce titre sur la page de présentation de votre texte.
  • Voir l'exemple d'une problématique sur ce site.
  • Voir aussi l'exemple d'une page de présentation.
  • Les variables XYZ dans votre problématique.
  • Lire la suite...
 
b VOTRE PROBLÉMATIQUE : LA STRUCTURE LOGIQUE
  • La problématique est un court texte qui présente au lecteur votre problème de recherche.
  • La première version de ce texte est rédigée à partir d'au moins 5 sources, dont une en anglais; dix pour la version finale, dont deux en anglais.
  • La première version fait 4 à 5 pages (+ page-titre + références); la version finale, 5 à 6 pages (+ page-titre + références + sommaire).
  • La recension des écrits - ou lecture de vos sources - et la rédaction des fiches de lecture vous permettront de rédiger ce texte.
  • La problématique est rédigée dans un style scientifique conformément aux normes de rédaction de la psychologie scientifique.
  • Sur le plan de la structure, la problématique doit être rédigée selon le modèle ou le principe de l'entonnoir.
  • Suivant ce principe, la structure logique de votre problématique se divise en trois grandes parties :
    1.  L'introduction
    2.  Le développement
    3.  La conclusion

 

  Titre + Page de présentation  
Introduction
Développement
Conclusion
  • Attention : Dans votre texte, ne pas ajouter de titre ou de sous-titre pour annoncer la problématique et ses parties.
  • Vous pouvez telechargement le gabarit de la problématique pour voir ces parties.

 

 

1. L'introduction ou la mise en situation

  • Quel est le problème de votre recherche ? En quoi ce problème est-il intéressant pour le lecteur ?
  • La réponse à ces questions se trouve :
    1. dans l'introduction ou la mise en situation de votre problématique ( = problème général);
    2. et, de façon beaucoup plus précise, à la toute fin de votre texte, dans la formulation de votre problème de recherche (= problème particulier).
  • En science, l'introduction est une courte partie; elle tient généralement en deux petits paragraphes.
  • Pour le lecteur, il s'agit de la première partie d'un texte qu'il lira, tandis que pour l'auteur-e, ces deux paragraphes sont la dernière partie qu'il écrira.
  • En effet, il ne faut jamais écrire une introduction avant la presque fin d'un texte.
  • Sinon on s'expose au syndrome de la page blanche : on ne sait pas par où commencer !
  • Avant de rédiger une introduction, il faut donc attendre que les grandes lignes du texte soient tracées et que l'organisation logique du contenu soit fixée.
  • Cela permet également de s'assurer que le titre, la formulation du problème/hypothèse et l'introduction - des parties essentielles de votre texte - sont cohérentes, ne se contredisent pas.
  • Cependant, dans l'ordre de présentation des parties de votre texte, il faut placer l'introduction au début, comme suit :

 

Introduction : sujet amené + posé  

Développement

Conclusion

 

  • Dans cette première partie du texte, l'auteur fait part au lecteur de son intérêt pour le thème de recherche en le situant dans le contexte actuel de la recherche et des connaissances scientifiques du domaine.
  • Un thème suscite de l'intérêt pour de multiples raisons :
    • Il est inconnu
    • Il est rare
    • Il est universel
    • Il est spectaculaire
    • Il est mystérieux
    • Il a des conséquences multiples
    • Il a des conséquences fâcheuses ou graves
    • Il contient un ou des problèmes que l'on croyait résolu
    • Il contient des problème qu'il est urgent de résoudre (nuisance, maladie grave, danger pour autrui, problème épidémique, etc.)
    • Il est fréquent mais peu étudié
    • Etc.
  • Il s'agit donc d'amener et de poser brièvement le sujet (thème + intérêt + problème général); inutile d'entrer dans les détails, qui de toute manière seront exposés plus loin dans le texte ( = formulation du problème).
  • Le problème général présente sommairement les deux variables X et Y qui feront l'objet de votre recherche.
  • Z (la population à l'étude) est facultative; on peut l'omettre si on sent qu'il faudrait étirer trop longuement cette courte introduction pour en faire part au lecteur.
  • Voir un exemple de problème général.
  • En résumé :
Paragraphe 1 Sujet amené (= Y)  
Paragraphe 2 Sujet posé + problème général (= X ---» Y : Z)
Paragraphe 3 Pas de sujet divisé (inutile)

 

  • Attention : Il est inutile de diviser la matière de votre sujet/thème (= paragraphe 3), car la structure logique d'une problématique calquée sur le modèle d'un article scientifique - ce que je vous demande de rédiger - est toujours la même.
  • Dans l'ordre, on rédige habituellement l'introduction une fois que le problème est clairement posé, donc après le développement et la conclusion, bref à toute fin de la rédaction.
  • Voici un exemple tiré du modèle A :

 

 

 
 Exemple  d'une introduction  
 

 

Nous appartenons à la Terre. Ce vaste habitat fournit aux espèces qui l'habitent les ressources essentielles à leur survie et à leur développement (Darwin, 1859). Or, ces ressources, aussi nombreuses soient-elles, ne sont pas équitablement distribuées. En effet, il existe des zones ou des territoires de meilleure qualité, et donc convoitées par tous, ce qui explique en partie la rivalité et les conflits au sein d'une même espèce; certains individus ou groupes s'approprient ces parcelles, alors que d'autres tentent de les déloger ou doivent se contenter des "restes" (Deutsch, 1949). La défense d'un territoire et sa réciproque, l'envahissement d'un sol étranger, sont donc des fonctions vitales à tout espèce puisque la survie et la reproduction dépendent intimement de la qualité et de la quantité de ressources disponibles dans le milieu de vie (Top, 2007).

Chez l'humain, on observe également ces fonctions dans plusieurs milieux : travail, école, hôpital, lieux publics, etc. De nombreuses études se sont intéressés aux facteurs qui influencent les comportements des envahisseurs. On sait par exemple que le sexe, l'âge, l'ethnie, le statut social et la taille modulent la fréquence et l'intensité de ces comportements (Top, 2007). En revanche, on sait peu de chose des comportements sociaux et des caractéristiques de ceux et celles dont le territoire est envahi. La présente recherche a donc pour but d'étudier comment le sexe d'une personne envahie influence ses réactions.

 

 

  • Attention : pas de sous-titre pour annoncer l'Introduction.
  • Longueur : 2 paragraphes ou 1/4 de page à interligne 1.15.
  • Voir un autre exemple d'introduction.
  • Lire la suite...

 

 

2. Le développement

2.1 - L'état de la question ou « Ce que l'on sait »

  • Dans cette partie de votre texte, il faut :
    • Définir le phénomène à l'étude
    • Décrire les formes ou les variations de ce phénomène
    • Expliquer ce phénomène
    • Appuyer vos explications sur des faits
  • Il faut donc présenter au lecteur «ce que l'on sait» du phénomène à l'étude.

 

 

  • Définir un phénomène consiste à présenter ses propriétés nécessaires et suffisantes (= concept). La définition du phénomène à l'étude (Y) est présentée dans le tout premier paragraphe de l'état de la question. La définition des principaux concepts doit figurer dans le texte, tandis que l'on peut placer la définition des concepts secondaires en bas de page. Attention : On trouve des définitions ailleurs dans le texte.

  • Décrire le phénomène à l'étude (formes, variantes, types ou dimension du phénomène, caractéristique du phénomène Y) dans le second paragraphe de l'état de la question. Attention : On trouve des descriptions ailleurs dans le texte.

  • Expliquer ensuite ce phénomène en présentant ses causes (= concepts, théories, modèles, causes, facteurs, explications, variable indépendante, X). C'est la partie la plus longue de votre texte. Consacrez un paragraphe pour chacune de ces causes. Il faut répondre à la question « Pourquoi y a-t-il un Y ? ». Attention : Un phénomène Y est généralement déterminé par plusieurs causes X ( = multidéterminisme). Chacun de ces X permet de répondre à la question « Pourquoi y a-t-il un Y ? ».

  • Vous devez également appuyer empiriquement chacune de ces théories sur des faits ou des résultats qui proviennent de recherches scientifiques; si possible, fournir des résultats (moyenne, écart, %) et préciser la méthode utilisée pour recueillir les résultats (observation, questionnaire, entrevue, recherche en laboratoire, nombre de sujets, groupes, etc.). L'appui empirique accompagne toujours l'explication au sein d'un même paragraphe. Attention : L'appui empirique et l'explication d'une cause sont présentés dans un même paragraphe.
 
  Introduction  
Définition  
Variations/Types/Formes (si disponible)
Expliquer (cause 1)/Appuyer
Expliquer (cause 2)/Appuyer
Expliquer (cause 3 et ainsi de suite)/Appuyer
Paragraphe de transition
 

Formulation du problème

 
 

Conclusion

 

 

 

  • Voici un exemple tiré du modèle pour les deux premiers paragraphes de l'état de la question :
 
 Exemple  d'une défintion + description des formes  
 

 

Selon Altman (1970, p.8), « Un territoire est un espace occupé, et défendu dans la plupart des cas, par un individu ou un groupe plus ou moins organisé ». Par convention, on dira que celui qui occupe ce territoire est un habitant ou un résidant, tandis que celui qui le pénètre est un étranger (avec permission) ou un envahisseur (sans permission). Selon Parhal et Zhi (1944), l'envahisseur cherche toujours à combler ses besoins, à améliorer son sort. Sa stratégie se décline généralement en quatre étapes : 1) pénétrer sans autorisation le territoire qu'un individu considère comme le sien (intrusion); 2) envahir l'espace disponible en menaçant ou en chassant le résidant (occupation); 3) au besoin, consommer les ressources disponibles (exploitation); 4) et finalement s'établir définitivement sur le territoire conquis en se déclarant propriétaire des lieux (proclamation).

Pour Ghoullay (2017), il existe trois formes d'envahissement du territoire : offensif, pathologique et accidentel. La première forme d'envahissement, sans doute la mieux connue, consiste à envahir un territoire afin de s'approprier les ressources d'autrui. Par exemple, on observe ce phénomène lorsqu'un enfant entre sans permission dans le carré de sable du voisin pour lui subtiliser sa pelle ou sa voiture miniature préférée. À plus grande échelle, on note ce genre de stratégie chez certains pays que l'on dit «impérialistes»1 (Wiedmann et al., 2004).

 

 

  • À la suite des paragraphes définition/variations, présenter une première théorie (expliquer), ainsi que les faits qui la confirment (appuyer); puis, dans le paragraphe suivant, une seconde théorie + faits, et ainsi de suite, en alternance, de paragraphe en paragraphe, jusqu'au paragraphe de transition qui clôt l'état de la question/Ce que l'on sait (Voir ci-dessus).
  • Dans l'un de ces paragraphes, vous pouvez aussi présenter une recherche en détail (méthode, outil de collecte de données, variable(s) à l'étude, population à l'étude, etc.).

 

 
 Exemple  d'une explication + appui empirique  
 

 

Hall (1968, 1976) s'est intéressé à ce dernier type d'envahissement et aux conflits spatiaux qui surgissent dans ces petits espaces qu'il nomme distance interpersonnelle ou espace personnel. Selon lui, pour bien comprendre ce phénomène, il convient de distinguer territoire et espace; le premier est fixe, alors que le second est mobile, car sa frontière varie en fonction de la position et du déplacement de la personne qui l'occupe. En clair, il s'agit de l'espace immédiat autour d'un individu, sa "bulle personnelle". Cette petite zone, à peine plus grande qu'une personne les bras tendus, est propice aux contacts et aux rapports intimes et sexuels (Hall, 1976a). Il s'agit en fait d'un espace mesurant environ 15 à 50 centimètres, qui se crée entre les individus appartenant à presque toutes les cultures. Hall (1968) a montré que cette bulle était élastique : par exemple, les Allemands et les Anglais respectent un espace personnel plus grand que les Marocains et les Algériens; les hommes maintiennent également une plus grande distance entre eux que les femmes entre elles (Hall, 1976b).

Une étude de Top (2007) a tenté de montrer l'effet de la distance dans un territoire et dans un espace. Dans un laboratoire, il a fait varié l'espace entre des sujets adultes qui croyaient attendre dans une salle d'attente en espaçant plus ou moins les chaises disponibles. Les sujets étaient observés à leur insu derrière une vitre-miroir. Dans un groupe, les chaises étaient fixées au sol recréant ainsi le phénomène de territoire, alors que dans le second groupe les sujets pouvaient déplacer leur chaises à leur guise pour augmenter ou réduire l'écart entre eux. Les résultats de la recherche montrent que les sujets qui ont la possiblité de déplacer leur chaise augmentent systématiquement la distance entre eux, alors que les sujets qui sont privés de cette possibilité ont plutôt tendance à laisser un siège ou deux entre eux.

On sait aussi que l'âge, l'ethnie, le statut social et la taille de l'envahisseur sont des facteurs qui expliquent la fréquence et l'intensité de l'envahissement accidentel des petits espaces (Top, 2007).

 

 

  • Le dernier paragraphe de l'état de la question se nomme le paragraphe de transition ou «fameux paragraphe».
  • Comme son nom l'indique, ce paragraphe a pour fonction d'opérer une transition cohérente et fluide entre les deux parties distinctes du développement de votre problématique : l'état de la question et la formulation du problème; autrement dit entre «ce que l'on sait» et «ce que l'on veut savoir».
  • Ce passage est crucial car il te permettra de formuler logiquement votre problème de recherche.

 

 
 Exemple  d'une transtion vers le problème de recherche  
 

 

On dit souvent qu'il faut être deux pour danser le tango; il en va de même de l'envahissement accidentel des petits espaces puisque, pour tout envahisseur, il existe au moins une personne qui subit les inconvénients de cette intrusion. Pour Wiedmann et ses collaborateurs (2006), on peut regrouper les réactions de la personne qui subit l'envahissement de son espace personnel en quatre grandes catégories : l'évitement/échappement, la paralysie, l'approche/apaisement et la confrontation. Sommer (1969) a observé ces réactions dans de petits espaces, notamment dans les écoles et les lieux publics. L'une de ses études, réalisée dans un parc, décrit toute la gamme des réactions émises par une personne assise sur un banc lorsqu'un étranger vient s'asseoir tout près d'elle, alors qu'il pourrait très bien occuper l'autre bout du banc ou simplement s'asseoir ailleurs : absence de regard, signe d'impatience, bougonnement, tapement du pied, bruits de bouche. Les personnes envahies sont rarement insensibles à ce genre de situation. Certains sujets envahis vont même jusqu'à fixer leur envahisseur jusqu'à ce qu'il se déplace, alors que d'autres, au contraire, se lèvent et vont s'asseoir ailleurs afin de résoudre le conflit (St-Louis et Sylvestre, 2015). Si l'envahissement de leur "bulle" se prolonge, on observe même des réponses physiologiques (sudation, transpiration, accélération du rythme cardiaque) et émotionnelles (peur, crainte, appréhension, dégoût, etc.). Ces réponses, parfois très intenses, ont notamment été mesurées en laboratoire chez des directeurs et des cadres supérieurs d'entreprise qui subissent quotidiennement la pression de leur hiérarchie (Urunuela, 2013). On constate à cet égard que les femmes ont, sur le plan biologique, des réactions émotionnelles plus fortes et plus fréquentes que celles des hommes.

 

 

  • Attention : On commence habituellement la rédaction d'une problématique par l'état de la question (et non l'introduction !).
  • Vous devez commencer à rédiger votre problématique même si vous n'avez pas encore trouvé votre problème de recherche ou vos deux nouvelles sources.
  • Les fiches de lecture de la première source permettent de commencer cette rédaction.

 

  Introduction  
Définition = Fiches Q4
Décrire = Fiches Q5
Expliquer (cause 1)/Appuyer = Fiches Q6-7-8-9
Expliquer (cause 2)/Appuyer = Fiches Q6-7-8-9
Expliquer (cause 3)/Appuyer = Fiches Q6-7-8-9
Et ainsi de suite...
Paragraphe de transition

Formulation de votre problème

 

Conclusion

 

  • Longueur de cette partie : 3 à 4 pages (= première version, une page de + pour la seconde version).
  • Il s'agit de la partie la plus longue de votre texte (+-75 % du texte).
  • Attention : pas de sous-titre pour annoncer cette partie; enchaînez les paragraphes.
  • Voir un autre exemple de l'état de la question.
  • + de détails sur ce qu'est une définition/description.
  • + de détails concernant d'expliquer/appuyer.
  • + de détails sur ce qu'est une théorie.
  • + de détails sur le fameux paragraphe de transition.
  • Lire la suite...

 

2.2 - La formulation du problème « Ce que l'on veut savoir »

  • Un problème de recherche, c'est «ce que l'on ne sait pas» et «que l'on cherche donc à savoir».
  • La formulation de ce problème contient 4 éléments :
      1. Dans un premier paragraphe, il s'agit ici de relever une faille ou une lacune dans les connaissances actuelles; c'est «ce qu'on ne sait pas». Cette lacune doit être logiquement reliée aux connaissances de votre thème, à «Ce que l'on sait», donc aux paragraphes précédents, et plus particulièrement au paragraphe de transition.
      2. Dans ce même paragraphe il faut montrer au lecteur en quoi il est pertinent de résoudre ce problème. Quelle(s) raison(s) avons-nous de croire que X est bel et bien la cause de Y? C'est «ce qu'on ne sait pas mais qui mérite d'être su ou mieux connu».
      3. À la fin du paragraphe, il faut transformer ce problème en question de recherche, ou «ce que l'on veut savoir».
      4. Finalement, dans un second et avant-dernier paragraphe, il faut justifier la recherche d'une réponse, en montrant au lecteur l'intérêt ou l'utilité de résoudre ce problème. À quoi servira cette recherche ? Que va-t-elle nous permettre de mieux comprendre, d'améliorer ? Bref, pourquoi veut-on savoir cela ?
  • Bref, dans l'ordre, on obtient ceci :
 
 Exemple  de formulation d'un problème  
 

 

 Mais qu'en est-il des causes qui expliquent ces comportements ? Si les réactions physiologiques et émotionnelles des personnes envahies ont fait l'objet de quelques recherches en ce sens, on sait en revanche peu de choses des causes à l'origine des comportements sociaux. Notons toutefois que, dans un autre contexte, des recherches ont montré que lors d'un conflit de travail, les hommes et les femmes n'agissent pas de la même manière; en effet, ces dernières ressentent davantage de crainte et d'appréhension que les hommes (Massoud et St-Louis, 2014). Ces sentiments de crainte et d'appréhension pourraient-il se traduire chez les femmes par davantage de comportements d'évitement/échappement lors d'un conflit spatial ? Le sexe est-il à l'origine de ces différences ? On sait également qu'en situation de conflit de travail les femmes font davantage d'attribution interne de responsabilité que les hommes (Millette et Turgeon, 2011). Elles se sentent davantage concernées par les difficultés ou l'incapacité à résoudre une dispute ou un conflit, ou par la perception que les collègues auront d'elles, toute chose qui pourrait sans doute se manifester par un désir plus grand d'apaisement et de rapprochement lors d'un conflit spatial. Une étude récente a clairement montré que pour résoudre un conflit personnel les hommes adoptaient davantage la confrontation que les femmes, alors que ces dernières ont plus souvent recours à l'apaisement et au rapprochement (Klodh, 2016, cité dans Ghoullay, 2017). La combinaison de ces deux facteurs - crainte/appréhension et attribution interne de responsabilité - serait-elle de nature à modifier les comportements sociaux des femmes en situation de conflit spatial ? Bref, les femmes réagissent-elles de manière particulière à l'envahissement de leur espace personnel, de leur "bulle" ?

La réponse à cette question pourrait permettre de mieux comprendre le phénomène de l'envahissement de l'espace personnel et, partant, contribuer à l'élaboration de nouvelles stratégies d'aménagement des lieux publics, plus sécuritaires ou moins susceptibles d'éveiller des craintes inutiles (Association des personnes victimes d'agression, 2005).

 

 

 

  • Attention : pas de sous-titre pour annoncer la Formulation du problème.
  • + de détails sur la formulation du problème (faille, pertinence, justification, question).
  • Lire la suite...

 

 

3. Conclusion : Hypothèse ou objectif

  • Dans cette troisième et dernière partie, vous devez formuler une réponse à votre question : une hypothèse, sinon un objectif.
  • Cette réponse, ainsi que le raisonnement qui la sous-tend (formulation du problème), constituent une solution possible à votre problème de recherche.
  • Cette réponse, qu'elle soit sous forme d'hypothèse ou d'objectif, doit être logiquement déduite de votre problématique, de «Ce que l'on sait».
  • Un peu à la manière du paragraphe de transition, il ne doit pas y avoir de rupture logique entre votre problème et la formulation de l'hypothèse (objectif).
  • Généralement, on formule une hypothèse; à défaut un objectif, l'un ou l'autre, jamais les deux.
  • L'hypothèse, c'est ce que le chercheur croit savoir.
  • Il s'agit donc d'une affirmation provisoire, en attente d'être vérifiée.
  • Cette affirmation est-elle vraie ou fausse ? Pour le savoir, il faudra faire une recherche scientifique (comme en IPMSH).
  • La vérification d'une l'hypothèse (ou l'atteinte de l'objectif) constitue donc le but ultime de toute recherche.
  • Bref :
  Introduction
État de la question : ce que l'on sait
Formulation du problème : ce que l'on veut savoir
5 : Conclusion (Hypothèse/Objectif)  

 

 
 Exemple  d'une conclusion sous forme d'hypothèse  
 

La présente étude a donc pour but de vérifier l'hypothèse selon laquelle les femmes émettent davantage de comportements d'évitement/échappement et de rapprochement/apaisement lors de l'envahissement de leur espace personnel que les hommes.

 

 

  • Attention : pas de sous-titre pour annoncer ce paragraphe.
  • Longueur : un et un seul paragraphe : le dernier.
  • Voir un autre exemple de conclusion.
  • + de détails sur la différence entre hypothèse et objectif + exemple.
  • Lire la suite...

 

    La problématique est le nom que l'on donne au texte qui présente un problème de recherche.

     

 

 
 
c LES RÉFÉRENCES DE VOS SOURCES
  • Il s'agit ici de fournir au lecteur la référence complète des sources que vous avez utilisées pour rédiger votre problématique.
  • Plus précisément, il s'agit des sources que vous avez consultées et citées dans votre texte.
  • Attention : Ne pas citer ses sources = plagiat = zéro !
  • Ces références, annoncées par le sous-titre centré - Références - sont présentées :
    • à la fin de la problématique, à la suite du texte, et non sur une nouvelle page (on dit enchaîner au texte).
    • en ordre alphabétique.
    • suivant les règles de présentation des sources en référence de l'APA.
  • Bref :

 

  A : Titre + Page de présentation
  B : Introduction
B : État de la question : ce que l'on sait
B : Formulation du problème : ce que l'on veut savoir
B : Conclusion (Hypothèse/Objectif)
C : Références

 

 
 Exemple  de références  
 

 

Références

ALTMAN, I. (1970). Territorial behavior in humans : An analysis of the concept. In L. Pastalan & D. Carson (Ed.), Spatial behavior of older people (pp. 1-24). Michigan : The University of Michigan.

ASSOCIATION DES VICTIMES D'AGRESSION (2005). Plaignez-vous, vous avez des droits. Édition de l'Omerta.

DARWIN, C. (1859). On the origin of species. London : Murray.

DEUTSCH, M. (1949). A theory of cooperation and competition. Human Relations, 2 (1), 129-151.

FELIPE, N. & SOMMER, R. (1966). Invasions of personal space. Social Problems, 14 (2), 206-214.

HALL, E.T. (1968). Proxemics. Current Anthropology, 9 (2-3), 83-95.

HALL, E.T. (1976a). The hidden dimension. Garden City, N.Y. : Doubleday & Co.

HALL, E.T. (1976b). Au-delà de la culture. Paris : Seuil.

McCARTNEY, P. et WING, W. (1983). Le réinvestissement en santé au Québec : On connait la chanson ! Québec : R. Starr.

MASSOUD, B. et ST-LOUIS, S. (2014). Émotion, émotion, émotion ! Beyrouth : Éditions Massoud père et fils.

McCARTHY, P. et WING, P. (1983). Vous, votre voisin... et le cinglé d'à-coté : Étude psychologique du voisinage. Montréal : Édition du Complot proximal.

Et ainsi de suite...

 

 

  • Attention : Dans votre texte, il faut utiliser le mot Références, et non Bibliographie.
  • Voir un exemple de références.
  • + de détails sur la manière de citer vos sources.
  • + de détails sur la formulation du problème.
    APA
    • APA = American Psychological Association
    • Cette association propose un format et des règles de citation des sources dans le texte et en références des ouvrages scientifiques.
      • Dans le texte = Auteur-date. EX: Spag et Thy (2009) ou (Spag et Thy, 2009). Voir + détails.
      • En références = Notices présentées à la fin du texte, et non en bas de page. Voir + détails.
    • Faire le NETQUIZ pour vérifier vos connaissances.

     

    Les références d'une problématique sont la liste complète des notices de chaque source consultée et citée par un auteur dans son texte.

     

     

 
dVOTRE PROBLÉMATIQUE EN UNE SEULE PAGE !

 

Titre + Page de présentation (une page)
Introduction (1 ou 2 par.)
État de la question : ce que l'on sait
Formulation du problème : ce que l'on veut savoir (2 par.)
Conclusion (Hypothèse/Objectif) (1 par.)
Références

 

 

La problématique est un court texte qui présente au lecteur ce que l'on sait d'un sujet/thème et formule un problème de recherche (ce qu'on ne sait pas mais que l'on cherche à savoir).

La problématique = «Ce que l'on sait» + «Ce l'on veut savoir».

 

 

 

 
TROIS EXEMPLES POUR VOUS AIDER À RÉDIGER VOTRE PROBLÉMATIQUE
  1. Exemple présenté en classe (structure logique)
  2. Exemple/Modèle A disponible sur ce site.
  3. Exemple/Modèle B disponible sur ce site.
2 à 6 LES DÉTAILS DE LA FORMULATION D'UN PROBLÈME SCIENTIFIQUE
  • Voici maintenant les détails de la formulation d'un problème de recherche.
  • Cette étape comprend, dans l'ordre, les cinq éléments essentiels :
    1. La faille ou la lacune
    2. La pertinence
    3. La question de recherche
    4. La justification
    5. La conclusion

 

  Introduction
  État de la question : ce que l'on sait
1 : Trouver une faille ou une lacune
2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune
3 : Poser une question
4 : Justifier la quête d'une solution
5 : Conclusion (Hypothèse/Objectif)  

 

 

2-3 TROUVEZ UNE FAILLE ET EN DÉMONTREZ LA PERTINENCE
POSER UNE QUESTION DE RECHERCHE
  • La problématique est un court texte qui présente au lecteur votre problème de recherche.
  • Vous devez formuler ce problème à la fin de votre texte.
  • Cette formulation contient 5 éléments importants, dans l'ordre :
      1. Trouver une faille ou une lacune dans nos connaissances.
      2. Montrer la pertinence de combler cette lacune.
      3. Transformer ce problème en une question de recherche claire et précise.
      4. Justifier la recherche d'une réponse à cette question.
      5. Et finalement, en guise de conclusion, traduire cette question en une hypothèse de recherche (ou un objectif).

       

  • Rappelons que le but de la science est de résoudre des problèmes au moyen de recherches scientifiques.

 

  • Un problème est une faille ou une lacune dans nos connaissances, dans «ce que l'on sait».
  • En clair, c'est «ce qu'on ne sait pas» mais... «qui mérite d'être su ou mieux connu ».
  • En science, il existe deux catégories de problème : les vrais et les faux problèmes.
  • Un vrai problème de recherche - «qui mérite que l'on s'y attarde» - doit posséder les 3 caractéristiques suivantes :
    •  

       c) SOLUBLE DE MANIÈRE SCIENTIFIQUE

       

  • Un problème de recherche est un vrai problème s'il n'existe actuellement aucune solution permettant de le résoudre de manière satisfaisante.
  • Dans la formulation de ce problème, on dira alors qu'il existe une faille ou une lacune dans nos connaissances.
  • Si une solution existe, ce n'est plus un problème, car un problème résolu fait maintenant partie de nos connaissances, de «Ce que l'on sait», du savoir d'un domaine de recherche.
  • On dira plutôt qu'il s'agit d'un vieux problème.

 

     
     
     

    Une psychologue s'intéresse à l'apprentissage chez le rat. Après avoir lu plusieurs livres et articles de recherche sur la question, elle en vient à se demander si l'eau peut servir à renforcer les comportements de cette espèce.

    Il s'agit d'un vieux problème car on sait depuis fort longtemps que l'eau est un agent de renforcement chez le rat : il existe donc une réponse satisfaisante à cette question.

    Donc : Il s'agit d'une connaissance, et non d'une lacune ou d'une faille.

     



  • Un vrai problème doit également être pertinent.
  • Un problème est pertinent s'il existe des raisons valables que l'on s'y attarde, que l'on cherche à le résoudre.
  • Par raison valable, on entend l'existence d'une théorie ou de faits qui permettent au chercheur de croire que X est bel et bien la cause de Y.
  • Ces raisons doivent être clairement exposées dans votre texte sous forme d'argument.
  • Voici un exemple :

  •    
     d'un problème non-pertinent (b)  
     

     

    Un chercheur étudie la mémoire. Après avoir lu plusieurs livres et articles de recherche sur le sujet, il se demande si la couleur des yeux augmente la rétention. Les gens qui ont les yeux bleus retiennent-ils mieux ou plus d'information que les gens qui ont les yeux bruns ?

     

     

    Ce problème n'est pas pertinent car il n'y a actuellement aucune raison valable de croire que la couleur des yeux (X) influence la mémoire (Y). À ce jour, on a découvert aucun mécanisme (= faits) qui laisserait entrevoir l'existence d'une relation entre ces deux variables; et aucune théorie ne suggère qu'une telle relation puisse exister chez les humains.

    Donc : Il s'agit donc d'un faux problème, car il n'y aucune raison ou argument valable de chercher à le résoudre.

     

     

  • En ce sens, toute lacune ne mérite pas d'être comblée.
  • Sans arguments, un problème est non pertinent.
  • Finalement, un problème est de nature scientifique s'il peut être résolu grâce à la méthode scientifique; sinon on dira simplement qu'il est insoluble ou de nature métaphysique.
  • Attention : Dans sa problématique, l'auteur n'a pas à faire mention de cette dernière caractéristique; elle est implicite puisque par définition la formulation d'un problème donne généralement lieu à des recherches scientifiques.

 

     
     d'un problème insoluble (c)  
     

     

    Un psychologue étudie la dépression. Après avoir lu plusieurs livres et articles de recherche sur la question, il en vient à se demander si la présence des anges peut favoriser la guérison des personnes dépressives.

     

    On ne peut offrir de réponse scientifique à cette question car : 1) aucune théorie scientifique ne postule l'existence des anges; 2) il n'existe aucun moyen de mesurer leur existence ou leur présence. Il s'agit d'un problème scientifique - la dépression - mais la solution proposée pour le résoudre est de nature religieuse, mystique ou métaphysique, donc non scientifique.

    Donc : Il s'agit donc d'un faux problème, car la solution, si elle existe, n'est pas de nature scientifique.

     

     

  • Lorsque ces trois conditions sont réunies, le problème choisi peut être considéré comme scientifique; il fait alors partie de «ce que l'on veut savoir».
  • Il peut alors faire l'objet d'une recherche dite scientifique.
  • Dans votre problématique, les deux premières caractéristiques (a et b) sont présentées dans le premier paragraphe de la formulation de votre problème.
  • La troisième caractéristique - c - est implicite; on en fait donc pas mention dans le texte.

 

    Introduction    
    État de la question Ce que l'on sait
    b. Pertinence : paragraphe de transition
    Formulation du problème a. Trouver une faille ou une lacune
    b. Montrer la pertinence de combler cette lacune
    c. Montrer le caractère scientifique du problème
    Poser une question
     
    2e paragraphe --»  Justifier la quête d'une solution  
    Conclusion Formuler une hypothèse ou un objectif  

     

     
     Exemple  de faille  
     

     

     Mais qu'en est-il des causes qui expliquent ces comportements ? Si les réactions physiologiques et émotionnelles des personnes envahies ont fait l'objet de quelques recherches en ce sens, on sait en revanche peu de choses des causes à l'origine des comportements sociaux.

     

     

     

     

     
     Exemple  de pertinence  
     

     

    On dit souvent qu'il faut être deux pour danser le tango; il en va de même de l'envahissement accidentel des petits espaces puisque, pour tout envahisseur, il existe au moins une personne qui subit les inconvénients de cette intrusion. Pour Wiedmann et ses collaborateurs (2006), on peut regrouper les réactions de la personne qui subit l'envahissement de son espace personnel en quatre grandes catégories : l'évitement/échappement, la paralysie, l'approche/apaisement et la confrontation. Sommer (1969) a observé ces réactions dans de petits espaces, notamment dans les écoles et les lieux publics. L'une de ses études, réalisée dans un parc, décrit toute la gamme des réactions émises par une personne assise sur un banc lorsqu'un étranger vient s'asseoir tout près d'elle, alors qu'il pourrait très bien occuper l'autre bout du banc ou simplement s'asseoir ailleurs: absence de regard, signe d'impatience, bougonnement, tapement du pied, bruits de bouche. Les personnes envahies sont rarement insensibles à ce genre de situation. Certains sujets envahis vont même jusqu'à fixer leur envahisseur jusqu'à ce qu'il se déplace, alors que d'autres, au contraire, se lèvent et vont s'asseoir ailleurs afin de résoudre le conflit (St-Louis et Sylvestre, 2015). Si l'envahissement de leur "bulle" se prolonge, on observe même des réponses physiologiques (sudation, transpiration, accélération du rythme cardiaque) et émotionnelles (peur, crainte, appréhension, dégoût, etc.). Ces réponses, parfois très intenses, ont notamment été mesurées en laboratoire chez des directeurs et des cadres supérieurs d'entreprise qui subissent quotidiennement la pression de leur hiérarchie (Urunuela, 2013). On constate à cet égard que les femmes ont, sur le plan biologique, des réactions émotionnelles plus fortes et plus fréquentes que celles des hommes.

     Mais qu'en est-il des causes qui expliquent ces comportements ? Si les réactions physiologiques et émotionnelles des personnes envahies ont fait l'objet de quelques recherches en ce sens, on sait en revanche peu de choses des causes à l'origine des comportements sociaux. Notons toutefois que, dans un autre contexte, des recherches ont montré que lors d'un conflit de travail, les hommes et les femmes n'agissent pas de la même manière; en effet, ces dernières ressentent davantage de crainte et d'appréhension que les hommes (Massoud et St-Louis, 2014). Ces sentiments de crainte et d'appréhension pourraient-il se traduire chez les femmes par davantage de comportements d'évitement/échappement lors d'un conflit spatial ? Le sexe est-il à l'origine de ces différences ? On sait également qu'en situation de conflit de travail les femmes font davantage d'attribution interne de responsabilité que les hommes (Millette et Turgeon, 2011). Elles se sentent davantage concernées par les difficultés ou l'incapacité à résoudre une dispute ou un conflit, ou par la perception que les collègues auront d'elles, toute chose qui pourrait sans doute se manifester par un désir plus grand d'apaisement et de rapprochement lors d'un conflit spatial.

     

     

  • + de détails sur la pertinence d'un problème ?
  • + de détails sur le paragraphe de transition ?
  • Voir un autre exemple de pertinence ?
  • Sinon, passe à l'étape suivante : Transformer votre problème en question de recherche.

     

    La faille est une lacune ou une faille dans nos connaissances; c'est quelque chose que l'on ignore, qu'on ne sait pas. Ce X est-il la cause de Y ? Qu'en est-il ?

    La pertinence, ce sont les raisons valables (faits et théories) de croire que ce X est la cause de Y.

    On appelle «argument» les raisons de croire que X est la cause de Y.

    Faille + pertinence = problème de recherche.

    Un problème de recherche, c'est donc «ce qu'on ne sait pas», que l'on ignore, mais qui mérite d'être étudier scientifiquement.

     

     

 

 
4 POSEZ UNE QUESTION DE RECHERCHE
  • Vous avez trouvé un problème pertinent ?
  • Vous devez maintenant traduire ce problème en une question de recherche.

 

  • Cela consiste à préciser au lecteur "ce que l'on veut savoir" au moyen d'une question claire et précise.
  • Qu'est-ce qu'une question de recherche ? Voici un exemple :
  • Cela consiste à préciser au lecteur «ce que l'on veut savoir» au moyen d'une question claire et précise.

 

     
     Exemple  d'une question de recherche  
     

     

    La combinaison de ces deux facteurs - crainte/appréhension et attribution interne de responsabilité - serait-elle de nature à modifier les comportements sociaux des femmes en situation de conflit spatial ? Bref, les femmes réagissent-elles de manière particulière à l'envahissement de leur espace personnel, de leur "bulle" ?

     

     

 

  • Cette question doit être formulée à la fin du premier paragraphe de la formulation de votre problème.
  • Bref :
  • Introduction  
    L'état de la question : ce que l'on sait  
    1 : Trouver une faille ou une lacune
    2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune
    3 : Poser une question
     
    2e paragraphe -» 4 : Justifier la quête d'une solution  
    Dernier paragraphe -» 5 : Formuler une hypothèse ou un objectif  

 

  • Attention : La différence entre une question et un problème de recherche est subtile.
  • Elle réside dans leurs formulations respectives, et non dans leurs significations qui, elles, sont logiquement équivalentes.
  • Le rôle du problème est de mettre en évidence une faille ou une lacune dans nos connaissances, «ce que l'on ne sait pas».
  • La question, elle, a pour but de traduire cette faille ou cette lacune en une interrogation claire et précise.
  • En résumé, la question et le problème ont la même signification, mais une forme différente.
  • Dans votre problématique, cette redondance contribue à augmenter la clarté de votre problème.
  • Voici d'autres exemples de problème et de question de recherche :

 

   
 
 

 

On ignore donc si faire des Netquiz (X) constitue un moyen efficace d'augmenter la répétition (Y) chez les étudiant-e-s qui fréquentent le cégep (Z).

 

 
 

 

Les Netquiz (X) améliorent-ils la rétention (Y) dans les cours de niveau collégial (Z) ?

 

 

  • Comme vous pouvez le constater dans cet exemple, les variables XYZ sont clairement nommées.
  • Il va de soi que dans votre problème et dans votre hypothèse, il est inutile d'ajouter une lettre en rouge pour les identifier.
  • Si votre hypothèse est clair, le prof va comprendre !
  • Voir un autre exemple de question de recherche.
  • Ou passez à l'étape suivante : Justifier votre recherche.

 

La question de recherche est la traduction de votre problème sous forme de question.

 

 

 

 
5 JUSTIFIER VOTRE PROBLÈME
  • Dans votre problématique, vous devez justifier la quête d'une solution scientifique.
  • Le lecteur doit comprendre à quoi servira votre recherche (si on la réalisait...), autrement dit qu'elle est l'utilité ou l'intérêt de «savoir ce qu'on ne sait pas» ?
  • Justifier une recherche consiste donc à présenter aux lecteurs les avantages de résoudre un problème, votre problème.
  • Cette courte explication est fournie au lecteur dans l'avant-dernier paragraphe de votre problématique, tout juste avant la conclusion.
  • Introduction  
    État de la question : ce que l'on sait  
    1 : Trouver une faille ou une lacune
    2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune

    3 : Poser une question
     
    2e paragraphe -» 4 : Justifier la quête d'une solution  
      5 : Formuler une hypothèse ou un objectif  
  • Voici, en caractère gras, un exemple :
     
     Exemple  d'une justification  
     

     

    La réponse à cette question pourrait permettre de mieux comprendre le phénomène de l'envahissement de l'espace personnel et, partant, contribuer à l'élaboration de nouvelles stratégies d'aménagement des lieux publics, plus sécuritaires ou moins susceptibles d'éveiller des craintes inutiles (Association des personnes victimes d'agression, 2005).

     

     

     

  • + de détails sur les différentes formes de justification d'une recherche scientifique ?
  • Voir un autre exemple de justification ?

 

 

La justification est un court paragraphe - situé entre la question de recherche et l'hypothèse/objectif - dans lequel l'auteur tente de convaincre le lecteur de l'utilité ou de l'intérêt de réaliser une recherche pour résoudre son problème. Que fera-t-on avec ce que l'on apprendra dans cette recherche ? Quelle est l'utilité de ces nouvelles connaissances ? C'est "Ce que l'on pourrait faire avec ce que l'on veut savoir...".

 

 

 

 

6 CONCLUSION : FORMULATION D'UNE HYPOTHÈSE OU D'UN OBJECTIF

 

 

  • Finalement, la dernière étape de votre problématique consiste à transformer votre question en une hypothèse ou un objectif.
  • Il s'agit de la conclusion de votre texte.
  • Cette étape correspond au tout dernier paragraphe de votre texte :

 

    Introduction  
    État de la question : ce que l'on sait  
    1 : Trouver une faille ou une lacune
    2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune

    3 : Poser une question
     
      4 : Justifier la quête d'une solution  
    Conclusion -» 5 : Formuler une hypothèse ou un objectif  

     

     
     Exemple  d'une hypothèse  
     

     

    La présente étude a donc pour but de vérifier l'hypothèse selon laquelle les femmes émettent davantage de comportements d'évitement/échappement et de rapprochement/apaisement lors de l'envahissement de leur espace personnel que les hommes.

     

 

  • Une hypothèse est une affirmation qui répond provisoirement à une question de recherche, c'est "Ce que l'on croit savoir".
  • On dit provisoire car le but d'une recherche est justement de vérifier si cette affirmation est vraie ou fausse.
  • Or, au moment de formuler son hypothèse, le chercheur n'a pas encore commencer sa collecte de données.
  • Il doit attendre les résultats de sa recherche avant d'affirmer qu'il a raison ou tort.
  • L'hypothèse de votre problématique répond donc à la question que vous vous êtes posée dans la formulation du problème.
  • Voici un exemple d'hypothèse tiré du modèle A :
  • Voici un exemple :
     
 d'une hypothèse  
 

Faire des Netquiz améliore les résultats scolaires des étudiant-es qui fréquentent le cégep.

 

  • Pour formuler une hypothèse, le chercheur doit s'appuyer sur des arguments, qui peuvent prendre la forme :
    • d'une recherche empirique qui supporte son affirmation (= faits scientifiques).
    • d'une théorie scientifique qui va dans le sens de son hypothèse.
     
 d'une recherche empirique  
 

 

Par ailleurs, de nombreuses études indiquent que la répétition augmente la rétention d'information chez les élèves de niveau secondaire (Kinner, 1988). En effet, les résultats de la recherche de Sinner (1979) montre que...

 

 d'une théorie  
 

 

On sait que la plupart des théories de l'apprentissage s'accordent à dire que la répétition est un facteur déterminant de l'apprentissage (Sinner, 1985). Ces théories soutiennent que si...

 

 

  • Idéalement, ces deux conditions - faits et théorie - doivent être réunies (= hypothèse forte).
  • Cependant, toute hypothèse qui satisfait à l'une ou l'autre de ces conditions (= hypothèse faible) sera considérée comme pertinente ou logiquement valable.
  • Dans tous les cas, vous devez présenter vos arguments dans la formulation du problème.

     

     

    Une hypothèse est une affirmation, logiquement déduite de ce que l'on sait, qui répond provisoirement à une question de recherche.

     

     

 

  • Si vous n'êtes pas en mesure de formuler une hypothèse, il faut énoncer un objectif.
  • L'objectif est un énoncé plus général que l'hypothèse, qui vise simplement à montrer l'existence d'une relation entre deux phénomènes X et Y) ou à comparer les niveaux de la variable indépendante X1et X2
  • Voici deux exemples :
     
     Exemple  d'un objectif de recherche  
     

     

    La présente étude a donc pour but de comparer les comportements d'évitement/échappement et de rapprochement/apaisement des hommes et des femmes lors de l'envahissement de leur espace personnel.

     

         
     d'un objectif de recherche  
     

     

    L'objectif de cette recherche consiste à vérifier l'effet des Netquiz sur les résultats scolaires des étudiant-e-s du niveau collégial.

     

 

  • Dans cet exemple, on avance qu'il existe une relation entre X et Y, mais on n'est pas mesure d'affirmer si X1> X2 ou X1< X2.
  • Donc, contrairement à l'hypothèse, l'objectif ne prédit pas le sens ou la direction d'une relation (< ou >), seulement son existence.
  • Toutefois, comme l'hypothèse, l'objectif doit reposer sur des faits ou des théories qui permettent de supposer qu'il existe bel et bien un lien entre les deux phénomènes à l'étude (les variables X et Y).

 

         
    Exemples
     d'hypothèses mal formulées  
     

     

    Faire des Netquiz améliore-t-il les résultats scolaires des étudiant-e-s qui fréquentent le cégep? (hypothèse = affirmation)

    Faire des Netquiz améliore ou diminue les résultats scolaires des étudiant-e-s qui fréquentent le cégep. (Double hypothèse)

    Faire des Netquiz améliore les étudiant-e-s qui fréquentent le cégep. (Hypothèse floue ; améliore quoi?)

    Faire des Netquiz améliore les résultats scolaires. (Hypothèse imprécise : quelle population? Cet aspect de l'objectif doit être précisé à l'étape 2, donc figurer dans le rapport final)

     

    Exemples
     d'objectifs imprécis  
     

     

    L'objectif de cette recherche consiste à vérifier s'il est possible d'augmenter les résultats scolaires. (= question indirecte)

    L'objectif de cette recherche consiste à vérifier l'effet des Netquiz sur les étudiant-e-s du niveau collégial. (= question floue : effet sur quoi ?)

    Faire des Netquiz améliore-t-il les résultats scolaires des étudiant-e-s qui fréquentent le cégep? (= question)

    L'objectif de cette recherche consiste à vérifier l'effet des Netquiz sur les résultats scolaires des étudiant-e-s. (Objectif imprécis : quelle population ? Cet aspect de l'objectif doit être précisé à l'étape 2, donc figurer dans le rapport final)

     

     

  • Attention : S'il faut choisir, il est toujours préférable de formuler une hypothèse, car cette dernière est plus précise et féconde que l'objectif.
  • C'est donc l'un ou l'autre, jamais les deux, et de préférence l'hypothèse.

 

         
     d'une hypothèse  
     

     

    Faire des Netquiz améliore les résultats scolaires des étudiant-es qui fréquentent le cégep.

     

     d'un objectif  
     

     

    L'objectif de cette recherche consiste à vérifier l'effet des Netquiz sur les résultats scolaires des étudiant-e-s du niveau collégial.

     

     

     

    Un objectif est un énoncé qui vise à montrer la relation entre deux phénomènes (X et Y), sans préciser le sens de cette relation.

     

     

     

     

  • Il est nécessaire qu'entre votre titre, la formulation de votre problème, votre question de recherche et votre hypothèse/objectif, il n'y ait aucune contradiction.
  • Les variable XYZ de votre recherche doivent être les mêmes peu importe où l'on se trouve dans votre texte; c'est une question de cohérence.
  • Un problématique cohérente est facile à lire, à comprendre.
  • Prenez donc la peine de vérifier la cohérence de votre texte avant de me le remettre.
  • + de détails sur la différence entre hypothèse et objectif.
  • Voir un autre exemple de conclusion.
  • Tout est clair ?
  • Alors, avant de dresser votre liste de références, rédigez votre introduction.
  • Oui, oui, on rédige toujours l'introduction à la fin d'un texte, une fois que tout est terminé...

 
7 RÉDIGER VOTRE LISTE DE SOURCES
  • Au cours 4, vous devez me remettre par LÉA une liste de cinq sources rédigées selon le format APA.
    • Cette liste sera corrigée puis remise la semaine suivante.
    • Ce travail vaut 10 % de la note finale.
    • Rappel : La rédaction de votre première version repose sur au moins 5 sources scientifiques.
    • Le but est de vérifier si vous savez comment citer vos sources correctement (= APA).
    • Votre liste doit contenir :
    • Attention : À ce stade, il va de soi qu'il s'agit de sources choisies, pas forcément lues...
    • Vous pouvez vérifier si votre liste est conforme aux exigences du cours en cliquant sur
    • Les sources de cette liste feront partie des références de la première version de votre problématique.
    • Voir un exemple d'une liste de références ?

 

   
8 VÉRIFIER VOTRE PREMIÈRE VERSION
 

 
9 REMISE DE VOTRE PREMIÈRE VERSION
  • Attention : La date de remise de la première version de votre problématique dépend du groupe (A ou B) auquel vous appartenez
  • Il y a deux groupes : Les premiers (= A au cours 7) et les derniers (= B au cours 8).
  • Voir l'horaire des groupes.
  • Vous pouvez telechargement le gabarit de la problématique pour vous aider à mettre en forme votre texte.
  • Voici, en proportion, la première version de votre problématique, première version :

 

  Titre + Page de présentation = 1 page
Texte
= 4 à 5 pages de texte/2000 à 2500 mots
Introduction = 2 paragraphes
État de la question : ce que l'on sait = 3 ou 4 pages
Formulation du problème : ce que l'on veut savoir = 1 page
Conclusion : Hypothèse ou Objectif = 1 paragraphe
  Références = 1/2 page
  Total : Page-titre (1) + Texte (4 à 5 pages) + Références = 6 à 7 pages
 
COMPARAISON ENTRE LES 2 VERSIONS
 
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Pertinence Transition Entonnoir Inférence
Style scientifique Trouver vos sources Hypothèse/Objectif Où suis-je ?
17
Pl@nète Psy/DISH/Claude Gouletlienaveclesite