Cours 5  
COMMENT RÉDIGER UNE PROBLÉMATIQUE page 17
Voici toutes les consignes pour rédiger votre problématique, étape par étape
 
 Votre problématique en 10 sous-étapes
1  Comment former une équipe et choisir un thème de recherche
2  Comment lire et recenser les écrits sur votre thème
3  Faire des fiches de lecture
4  Répondre aux 10 questions
5  Comment rédiger une problématique à partir de vos fiches de lecture
   Qu'est-ce qu'une problématique ?
 Principes à respecter lors de la rédaction d'une problématique
 Le contenu de votre problématique :
  a  Page de présentation + Titre
b  La structure de votre texte : Intro/Développement/Conclusion
c  Les références de vos sources
  d  Le Sommaire de votre problématique
 Votre problématique en une seule page
 Trois exemples de problématique
6  Détails d'un problème :  La faille
7  La pertinence
8  La question
9  La justification
10  L'hypothèse ou l'objectif
 Remise de votre problématique :  Quand et comment
 Calculer vos pages/mots
 En résumé
lienaveclesite
 
 

 
1 à 4 PROBLÉMATIQUE : CE QU'IL FAUT FAIRE AVANT DE RÉDIGER VOTRE TEXTE
  • Voici les étapes qui précèdent la rédaction de votre problématique.
  • Rediger une problématique débute toujours par le choix d'un thème de recherche.
  • Vous avez déjà choisi ce thème ?
  • Si oui, il faut maintenant recenser les écrits qui concernent ce thème.
  • Commencez votre recension en lisant l'un des cinq textes disponibles en PDF.
  • À ce stade-ci de votre recherche, il est encore possible de changer de thème, surtout si, à la la lecture d'une nouvelle source, vous constatez que votre premier choix n'est pas très... inspirant.
  • Si vous changez de thème, faites-moi parvenir un MIO pour m'informer de ce changement.
  • Rédigez ensuite les fiches de lecture de votre première source en PDF (A) en répondant aux 10 questions.
  • Au cours 6, je corrigerai quelques fiches (dites échantillon) parmi toutes les fiches de vos sources.
  • S'il vous reste du temps, trouvez au moins deux deux nouvelles sources (B et C).
  • Dès que possible, commencez l'étape suivante, la rédaction de votre problématique.
  • Petit rappel : Le point de départ de cette rédaction est connu; il s'agit de votre thème.
  • Le point d'arrivée de votre rédaction, qui doit prendre la forme d'une problème de recherche, est pour l'instant inconnu et devra donc être déterminé en cours de rédaction.
  • Autrement, on peut commencer à rédiger ne problématique même si on ignore le problème de recherche.
 
 
5 RÉDACTION : QU'EST-CE QU'UNE PROBLÉMATIQUE ?
  • La rédaction d'une problématique est la première étape d'une recherche scientifique, qui en compte toujours quatre :

    1. Problématique
    2. Méthode + Collecte de données
    3. Analyse des données
    4. Interprétation des résultats

  • Dans ce cours, en raison des circonstances, nous franchirons seulement les trois première étapes.
  • La problématique que je vous demande d'écrire est un court texte qui présente au lecteur votre problème de recherche; le lecteur, dois-je vous le rappeler, c'est moi.
  • Le mot "probématique" désigne ici l'ensemble de votre texte, tandis que "problème" renvoie à une partie essentielle de ce texte.
  • Donc, la problématique contient le problème de recherche.
  • Un problème de recherche est une question pour laquelle il n'existe actuellement aucune réponse valable ou pleinement satisfaisante.
  • Le but de votre recherche consiste donc à trouver une réponse théorique à cette question sous forme d'hypothèse (ou d'objectif).
  • Cette solution doit être formulée de manière à être soumise à un test empirique, et donc faire l'objet d'une recherche scientifique (que nous ne pourrons faire, faute de temps, mais pensez dès maintenant à votre maîtrise/doctorat).
  • Pour résoudre ce problème, il faut utiliser la méthode scientifique, méthode que nous verrons en détail à l'étape 2.
  • Mais avant d'aller plus loin, il faut clairement poser votre problème de recherche.
  • Attention : Vous devez commencer à rédiger votre problématique même si vous n'avez pas encore trouvé votre problème de recherche ou vos deux nouvelles sources.
  • "Ce que l'on sait" sur le thème et les fiches de lecture de la première source permettent de débuter la rédaction de votre texte.
  • Votre problème se précisera en cours de rédaction.
  • Lire la suite...
 
RÉDACTION DE LA PROBLÉMATIQUE : PRINCIPES À RESPECTER
  • Il faut respecter un certain nombre de principes lorsqu'on rédige une problématique :
    • D'abord il ne faut jamais perdre de vue que l'on ne connaît pas le niveau exact de connaissance ou de maîtrise de la matière de notre lecteur.
    • Connaît-il le sujet ? Est-ce un lecteur chevronné ? Un débutant ?
    • Il en sait peut-être plus que moi, mais on l'ignore...
    • Soyez donc explicite et clair; définissez vos concepts, donnez des exemples, présenter en détail une explication, précisez votre pensée en bas de page s'il le faut.
    • Il faut s'en tenir aux faits et théories rapportés par vos sources scientifiques et exclure toute considération d'ordre personnel.
    • Dans un texte, sauf exception, on ne doit jamais faire mention de ses sentiments ni de ses opinions (Ex: «Je trouve ça bon» ou «Personnellement, je pense que c'est très clair», etc).
    • En science, l'auteur d'un texte doit faire des efforts pour être neutre et objectif.
    • Votre problématique doit également être cohérente, du début jusqu'à la fin : vous ne pouvez pas dire «noir» dans un paragraphe et «blanc» dans le suivant, sauf si vous nommez explicitement cette incohérence ou cette contradiction entre les sources de votre texte.
    • Il faut utiliser vos fiches de lecture pour rédiger votre texte; votre problématique doit en être le reflet fidèle.
    • Comme nous l'avons vu dans ce site, vous devez citer vos sources tout au long du texte; le principe est simple : une idée = une source.
    • Vous devez également fournir la références complète de vos sources à la fin du texte.
    • Une problématique n'est pas un collage de citations. Il faut donc éviter les citations textuelles, sauf pour les définitions.
    • Vous devez donc paraphraser l'essentiel de vos sources (c-à-d reformuler les idées d'un auteur sans en trahir le sens).
    • Il est également indispensable d'avoir sous la main un dictionnaire, une grammaire et un guide de conjugaison, papier ou version internet.
    • Finalement, vous devez rédiger votre texte dans un style scientifique, et non littéraire ou journalistique.
  • Pour vous aider à rédiger ce texte, telechargement le gabarit de la problématique.
  • Lire la suite...
 
RÉDACTION DE LA PROBLÉMATIQUE : CONTENU DE VOTRE RAPPORT I

dDate de remise de votre problématique : 9e cours

 

  • Le contenu de votre problématique se divise en 4 sections, dans l'ordre :
a  Page de présentation + Titre
b  Problématique
c  Références
d  Sommaire + Mots-clés
 
 
a PAGE DE PRÉSENTATION + TITRE
  • Qu'est-ce qu'un bon titre de problématique ?
  • Un bon titre annonce clairement votre problème de recherche.
  • Ce titre doit être placé au centre de votre page de présentation.
  • Il contient :
    • La ou les variable(s) à l'étude (X et Y)
    • La nature de la relation qui unit ces variables (effet, incidence ou influence de X sur Y)
    • La population Z à l'étude (X influence Y chez Z)
  • Généralement, la variable Y correspond à votre thème, au sujet étudié; alors que la variable X renvoie à l'une des causes possibles de Y, donc à votre problème de recherche.
  • Un titre clair ne contient qu'un et un seul X.
  • Et s'il y a plus d'un Y, il faut que cette information soit clairement présenté dans la formulation de votre problème et de votre hypothèse, à la fin de votre texte.
  • La population, quant à elle, désigne l'ensemble des individus chez qui X influence Y, selon vous.
  • Le titre d'une recherche doit être à la fois bref et précis; évitez les titres chocs ou accrocheurs, les questions ou les affirmations provocantes, etc.
  • Il prend généralement la forme d'une affirmation, et non d'une question.
  • Voici un exemple :

 

   
 Exemples  d'un bon titre  
 

 

L'effet de l'usage d'un site internet sur la réussite du cours IPMSH chez les étudiant-e-s du Collège Ahuntsic.

L'influence du sexe sur les réactions à l'envahissement de l'espace personnel des usagers de la station de métro X.

 

   
   
 Exemples  d'un mauvais titre  
 

 

L'étudiant-e-s du Collège Ahuntsic et sa réussite éducative grâce à internet : un problème métaphysique ou une quête profonde ?

Le sexe et ses impacts dans l'espace sur ceux qui prennent le métro.

 

 

  • Dans ce premier titre :
    • X = Usage d'un site internet
    • Y = Réussite du cours IPMSH
    • Z = Étudiant-e-s du Collège Ahuntsic
  • À la seule lecture de ce titre, on a une excellente idée du contenu du texte et de la nature du problème qu'il contient.
  • On rédige généralement ce titre une fois la problématique écrite, du moins dans ses grandes lignes.
  • Placez ce titre sur la page de présentation de votre texte.
  • Voir aussi l'exemple d'une page de présentation.
  • + de détails sur les titres et les sous-titres de votre problématique.
  • Les variables XYZ dans votre problématique.
  • Lire la suite...
 
b VOTRE PROBLÉMATIQUE : LA STRUCTURE LOGIQUE
  • La problématique est un court texte qui présente votre problème de recherche.
  • Ce texte, rédigée à partir d'au moins trois sources, fait un minimum de 3 pages et un maximum de quatre.
  • En mots, ça donne entre 2000 et 2500 mots.
  • La recension des écrits - ou lecture des sources - et la rédaction des fiches de lecture vous permettront de rédiger ce texte.
  • Il faut donc lire avant d'écrire.
  • Votre problématique doit être rédigé dans un style scientifique conformément aux normes de rédaction de la psychologie scientifique
  • Sa forme logique obéit au principe de l'entonnoir.
  • Suivant ce principe, la structure logique du texte de votre problématique se divise en 3 parties :
      1.  L'introduction
      2.  Le développement
      3.  La conclusion

 

  Titre + Page de présentation  
Introduction
Développement
Conclusion
Références  
Sommaire + Mots-clés  
  • Attention : dans votre texte, ne pas ajouter de titre pour annoncer la problématique et ses parties.
  • Vous pouvez telechargement le gabarit de la problématique pour voir ces parties.

 

1. L'introduction ou la mise en situation

  • Quel est votre problème de votre recherche ? En quoi ce problème est-il intéressant pour le lecteur ?
  • La réponse à ces questions se trouve :
    1. dans l'introduction ou la mise en situation de votre problématique ( = problème général);
    2. et, de façon plus précise, à la toute fin de votre texte, dans la formulation de votre problème de recherche (= problème particulier).
  • En science, l'introduction est une courte partie; elle tient généralement en deux petits paragraphes.
  • Pour le lecteur, il s'agit de la première partie d'un texte qu'il lira, tandis que pour l'auteur-e, ces deux paragraphes sont la dernière partie qu'il écrira.
  • En effet, il ne faut jamais écrire une introduction avant la presque fin d'un texte.
  • Sinon on s'expose au syndrome de la page blanche : on ne sait pas par où commencer !
  • Avant de rédiger une introduction, il faut donc attendre que les grandes lignes du texte soient tracées et que l'organisation logique du contenu soit fixée.
  • Cela permet également de s'assurer que le titre, la formulation du problème/hypotèse et l'introduction - des parties essentielles de votre texte - sont cohérentes, ne se contredisent pas.
  • Cependant, dans l'ordre de présentation des parties de votre texte, il faut placer l'introduction au début, comme suit :

 

Introduction : sujet amené + posé  

Développement

Conclusion

 

  • Dans cette première partie du texte, l'auteur fait part au lecteur de son intérêt pour le thème de recherche en le situant dans le contexte actuel de la recherche et des connaissances scientifiques du domaine.
  • Un thème suscite de l'intérêt pour de multiples raisons :
    • Il est inconnu
    • Il est rare
    • Il est universel
    • Il est mystérieux
    • Il a des conséquences multiples
    • Il a des conséquences graves
    • Il contient un (ou des problèmes) que l'on croyait résolu
    • Il contient des problèmes qu'il est urgent de résoudre (Maladie grave, danger pour autrui, problème épidémique, etc.)
    • Il est fréquent mais peu étudié
    • Etc.
  • Il s'agit donc d'amener et de poser brièvement le sujet (thème + intérêt + problème général); inutile d'entrer dans les détails, qui de toute manière seront exposés plus loin dans le texte ( = formulation du problème).
  • Le problème général présente sommairement les deux variables X et Y qui feront l'objet de votre recherche.
  • Z (la population à l'étude) est facultative; on peut l'omettre si on sent qu'il faudrait étirer trop longuement cette courte introduction pour en faire part au lecteur.
  • Voir un exemple ci dessous de problème général.
  • En résumé :

 

Paragraphe 1 Sujet amené (= Y)  
Paragraphe 2 Sujet posé + problème général (= X --» Y : Z)
Paragraphe 3 Pas de sujet divisé (inutile)

 

  • Attention : Il est inutile de diviser la matière de votre sujet/thème (paragraphe 3), car la structure logique d'une problématique calquée sur le modèle d'un article scientifique - ce que je vous demande de rédiger - est toujours la même.
  • Dans l'ordre, on rédige habituellement l'introduction une fois que le problème est clairement posé, donc après le développement et la conclusion, bref à toute fin de la rédaction.
  • Voici un exemple tiré du modèle A :

 

 
 Exemple  d'une introduction  
 

 

Nous appartenons à la Terre. Ce vaste habitat fournit aux espèces qui l'habitent les ressources essentielles à leur survie et à leur développement (Darwin, 1859). Or, ces ressources, aussi nombreuses soient-elles, ne sont pas équitablement distribuées. En effet, il existe des zones ou des territoires de meilleure qualité, et donc convoitées par tous, ce qui explique en partie la rivalité et les conflits au sein d'une même espèce; certains individus ou groupes s'approprient ces parcelles, alors que d'autres tentent de les déloger ou doivent se contenter des "restes" (Deutsch, 1949). La défense d'un territoire et sa réciproque, l'envahissement d'un sol étranger, sont donc des fonctions vitales à tout espèce puisque la survie et la reproduction dépendent intimement de la qualité et de la quantité de ressources disponibles dans le milieu de vie (Top, 2007).

Chez l'humain, on observe également ces fonctions dans plusieurs milieux : travail, école, hôpital, lieux publics, etc. De nombreuses études se sont intéressés aux facteurs qui influencent les comportements des envahisseurs. On sait par exemple que le sexe, l'âge, l'ethnie, le statut social et la taille modulent la fréquence et l'intensité de ces comportements (Top, 2007). En revanche, on sait peu de chose des comportements sociaux et des caractéristiques de ceux et celles dont le territoire est envahi. La présente recherche a donc pour but d'étudier comment le sexe d'une personne envahie influence ses réactions.

 

 

 

  • Attention : pas de sous-titre pour annoncer l'Introduction.
  • Longueur : 2 paragraphes ou 1/4 de page à interligne et demie (1 1/2), police 12.
  • Voir un autre exemple d'introduction.
  • Lire la suite...

 

 

2. Le développement

2.1 - L'état de la question ou « Ce que l'on sait »
  • Dans cette partie de votre texte, il faut :
    • Définir le phénomène à l'étude
    • Décrire les formes ou les variations de ce phénomène
    • Expliquer ce phénomène
    • Appuyer vos explications sur des faits
  • Il faut donc présenter au lecteur «ce que l'on sait» du phénomène à l'étude.

 

  • Définir un phénomène consiste à présenter ses propriétés nécessaires et suffisantes (= concept). La définition du phénomène à l'étude (Y) est présentée dans le tout premier paragraphe de l'état de la question. La définition des principaux concepts doit figurer dans le texte, tandis que l'on peut placer la définition des concepts secondaires en bas de page. Attention : On trouve des définitions ailleurs dans le texte.

  • Décrire le phénomène à l'étude (formes, variantes, types ou dimension, caractéristique du phénomène Y) dans le second paragraphe de l'état de la question. Attention : On trouve des descriptions ailleurs dans le texte.

  • Expliquer ensuite ce phénomène en présentant ses causes (= concepts, théories, modèles, causes, facteurs, explications, variable indépendante, X). C'est la partie la plus longue de votre texte. Consacrez un paragraphe pour chacune de ces causes. Il faut répondre à la question « Pourquoi y a-t-il un Y ? ». Attention : Un phénomène Y est généralement déterminé par plusieurs causes X ( = multidéterminisme). Chacun de ces X permet de répondre à la question « Pourquoi y a-t-il un Y ? ».

  • Vous devez également appuyer empiriquement chacune de ces théories sur des faits ou des résultats qui proviennent de recherches scientifiques; si possible, fournir des résultats (moyenne, écart, %) et préciser la méthode utilisée pour recueillir les résultats (observation, questionnaire, entrevue, recherche en laboratoire, nombre de sujets, groupes, etc.). Attention : L'appui empirique et l'explication d'une cause sont présentés dans un même paragraphe.

 

  Introduction  
Définition
Décrire
Expliquer (cause 1)/Appuyer
Expliquer (cause 2)/Appuyer
Expliquer (cause 3)/Appuyer
Et ainsi de suite...
Paragraphe de transition

Formulation de votre problème

 

Conclusion

 

 

  • Voici un exemple tiré du modèle pour les deux premiers paragraphes de l'état de la question :
 
 Exemple  d'une définition + description des formes  
 

 

Selon Altman (1970, p.8), « Un territoire est un espace occupé, et défendu dans la plupart des cas, par un individu ou un groupe plus ou moins organisé La première forme d'envahissement ». Par convention, on dira que celui qui occupe ce territoire est un habitant ou un résidant, tandis que celui qui le pénètre est un étranger (avec permission) ou un envahisseur (sans permission). Selon Parhal et Zhi (1944), l'envahisseur cherche toujours à combler ses besoins, à améliorer son sort. Sa stratégie se décline généralement en quatre étapes : 1) pénétrer sans autorisation le territoire qu'un individu considère comme le sien (intrusion); 2) envahir l'espace disponible en menaçant ou en chassant le résidant (occupation); 3) au besoin, consommer les ressources disponibles (exploitation); 4) et finalement s'établir définitivement sur le territoire conquis en se déclarant propriétaire des lieux (proclamation).

Pour Ghoullay (2017), il existe trois formes d'envahissement du territoire : offensif, pathologique et accidentel. La première forme d'envahissement, sans doute la mieux connue, consiste à envahir un territoire afin de s'approprier les ressources d'autrui. Par exemple, on observe ce phénomène lorsqu'un enfant entre sans permission dans le carré de sable du voisin pour lui subtiliser sa pelle ou sa voiture miniature préférée. À plus grande échelle, on note ce genre de stratégie chez certains pays que l'on dit "impérialistes"1 (Wiedmann et al., 2004).

 

 

  • À la suite des paragraphes définition/description, présentez une première théorie (expliquer), ainsi que les faits qui la confirment (appuyer); puis, dans le paragraphe suivant, une seconde théorie + faits, et ainsi de suite, en alternance, de paragraphe en paragraphe, jusqu'au paragraphe de transition qui clôt l'état de la question/Ce que l'on sait (Voir ci-dessus).
  • Dans l'un de ces paragraphes, vous pouvez aussi présenter une recherche en détail (méthode, outil de collecte de données, variable(s) à l'étude, population à l'étude, etc.).

 

 
 Exemple  d'une explication + appui empirique  
 

 

Hall (1968) s'est intéressé à ce dernier type d'envahissement et aux conflits spatiaux qui surgissent dans ces petits espaces qu'il nomme distance interpersonnelle ou espace personnel. Selon lui, pour bien comprendre ce phénomène, il convient de distinguer territoire et espace; le premier est fixe, alors que le second est mobile, car sa frontière varie en fonction de la position et du déplacement de la personne qui l'occupe. En clair, il s'agit de l'espace immédiat autour d'un individu, sa "bulle personnelle". Cette petite zone, à peine plus grande qu'une personne les bras tendus, est propice aux contacts et aux rapports intimes et sexuels (Hall, 1976a). Il s'agit en fait d'un espace mesurant environ 15 à 50 centimètres, qui se crée entre les individus appartenant à presque toutes les cultures. Hall (1968) a montré que cette bulle était élastique : par exemple, les Allemands et les Anglais respectent un espace personnel plus grand que les Marocains et les Algériens; les hommes maintiennent également une plus grande distance entre eux que les femmes entre elles (Hall, 1976b).

Une étude de Top (2007) a tenté de montrer l'effet de la distance dans un territoire et dans un espace. Dans un laboratoire, il a fait varié l'espace entre des sujets adultes qui croyaient attendre dans une salle d'attente en espaçant plus ou moins les chaises disponibles. Les sujets étaient observés à leur insu derrière une vitre-miroir. Dans un groupe, les chaises étaient fixées au sol recréant ainsi le phénomène de territoire, alors que dans le second groupe les sujets pouvaient déplacer leur chaises à leur guise pour augmenter ou réduire l'écart entre eux. Les résultats de la recherche montrent que les sujets qui ont la possibilité de déplacer leur chaise augmentent systématiquement la distance entre eux, alors que les sujets qui sont privés de cette possibilité ont plutôt tendance à laisser un siège ou deux entre eux.

On sait aussi que l'âge, l'ethnie, le statut social et la taille de l'envahisseur sont des facteurs qui expliquent la fréquence et l'intensité de l'envahissement accidentel des petits espaces (Top, 2007).

 

 

  • Le dernier paragraphe de l'état de la question se nomme le paragraphe de transition ou «fameux paragraphe».
  • Comme son nom l'indique, ce paragraphe a pour fonction d'opérer une transition cohérente et fluide entre les deux parties distinctes du développement de votre problématique : l'état de la question et la formulation du problème; autrement dit entre «ce que l'on sait» et «ce que l'on veut savoir».
  • Ce passage est crucial car il vous permettra de formuler logiquement votre problème de recherche.

 

 
 Exemple  d'une transition vers le problème de recherche  
 

 

On dit souvent qu'il faut être deux pour danser le tango; il en va de même de l'envahissement accidentel des petits espaces puisque, pour tout envahisseur, il existe au moins une personne qui subit les inconvénients de cette intrusion. Pour Wiedmann et ses collaborateurs (2006), on peut regrouper les réactions de la personne qui subit l'envahissement de son espace personnel en quatre grandes catégories : l'évitement/échappement, la paralysie, l'approche/apaisement et la confrontation. Sommer (1969) a observé ces réactions dans de petits espaces, notamment dans les écoles et les lieux publics. L'une de ses études, réalisée dans un parc, décrit toute la gamme des réactions émises par une personne assise sur un banc lorsqu'un étranger vient s'asseoir tout près d'elle, alors qu'il pourrait très bien occuper l'autre bout du banc ou simplement s'asseoir ailleurs: absence de regard, signe d'impatience, bougonnement, tapement du pied, bruits de bouche. Les personnes envahies sont rarement insensibles à ce genre de situation. Certains sujets envahis vont même jusqu'à fixer leur envahisseur jusqu'à ce qu'il se déplace, alors que d'autres, au contraire, se lèvent et vont s'asseoir ailleurs afin de résoudre le conflit (St-Louis et Sylvestre, 2015). Si l'envahissement de leur "bulle" se prolonge, on observe même des réponses physiologiques (sudation, transpiration, accélération du rythme cardiaque) et émotionnelles (peur, crainte, appréhension, dégoût, etc.). Ces réponses, parfois très intenses, ont notamment été mesurées en laboratoire chez des directeurs et des cadres supérieurs d'entreprise qui subissent quotidiennement la pression de leur hiérarchie (Urunuela, 2013). On constate à cet égard que les femmes ont, sur le plan biologique, des réactions émotionnelles plus fortes et plus fréquentes que celles des hommes.

 

 

  • Attention : On commence habituellement la rédaction d'une problématique par l'état de la question (et non par l'introduction) afin d'éviter le syndrome de la page blanche.
  • Vous devez commencer à rédiger votre problématique même si vous n'avez pas encore trouvé votre problème de recherche ou vos deux nouvelles sources.
  • Les fiches de lecture de la première source permettent de commencer cette rédaction.
  • Toutes les informations nécessaires pour définir, décrire, expliquer et appuyer se trouvent, en principe, dans vos fiches de lecture (Q4 à Q9).
  Introduction  
Définition = Fiches Q4
Décrire = Fiches Q5
Expliquer (cause 1)/Appuyer = Fiches Q6-7-8-9
Expliquer (cause 2)/Appuyer = Fiches Q6-7-8-9
Expliquer (cause 3)/Appuyer = Fiches Q6-7-8-9
Et ainsi de suite...
Paragraphe de transition

Formulation de votre problème

 

Conclusion

 

 

 

2.2 - La formulation d'un problème «Ce que l'on veut savoir»

  • Un problème de recherche, c'est « ce que l'on ne sait pas » et « que l'on cherche donc à savoir ».
  • C'est pour cette raison que l'on fait de la recherche en science, pour savoir ce qu'on ne sait pas, ce que l'on ignore.
  • La formulation de ce problème contient 4 éléments :
    1. Dans un premier paragraphe, il s'agit ici de relever une faille ou une lacune dans les connaissances actuelles; c'est «ce qu'on ne sait pas». Cette lacune doit être logiquement reliée aux connaissances de votre thème, à «Ce que l'on sait», donc aux paragraphes précédents, et plus particulièrement au paragraphe de transition.
    2. Dans ce même paragraphe, il faut montrer au lecteur en quoi il est pertinent de résoudre ce problème. Quelle(s) raison(s) avons-nous de croire que X est bel et bien la cause de Y ? Autrement dit, quel(s) sont les argument(s) qui permettent d'affirmer qu'il y bel et bien une relation entre ces deux phénomènes (X et Y). C'est donc «ce qu'on ne sait pas mais qui mérite d'être su ou mieux connu ».
    3. À la fin du paragraphe, il faut transformer ce problème en une question de recherche, ou «ce que l'on veut savoir ».
    4. Finalement, dans un second et avant-dernier paragraphe, vous devez justifier la recherche d'une réponse, en montrant l'intérêt ou l'utilité de résoudre ce problème. À quoi servira votre recherche ? Que va-t-elle nous permettre de mieux comprendre ? Pourquoi veut-on savoir cela ?
  • Bref, dans l'ordre, on obtient ceci :
Introduction  
État de la question : Ce que l'on sait  
1 : Trouver une faille ou une lacune
2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune
3 : Poser une question
 
2e paragraphe -» 4 : Justifier la quête d'une solution  
  Conclusion  
  • Longueur de la formulation du problème : deux paragraphes :
    • Un premier gros paragraphe pour trouver une lacune, montrer la pertinence de combler cette lacune et formuler clairement une question de recherche
    • Un second paragraphe, plus court, pour justifier la recherche scientifique d'une solution
  • Voici un exemple, toujours tiré du modèle A.

 

 
 Exemple  de formulation d'un problème de recherche  
 

 

Mais qu'en est-il des causes qui expliquent ces comportements ? Si les réactions physiologiques et émotionnelles des personnes envahies ont fait l'objet de quelques recherches en ce sens, on sait en revanche peu de choses des causes à l'origine des comportements sociaux. Notons toutefois que, dans un autre contexte, des recherches ont montré que lors d'un conflit de travail, les hommes et les femmes n'agissent pas de la même manière; en effet, ces dernières ressentent davantage de crainte et d'appréhension que les hommes (Massoud et St-Louis, 2014). Ces sentiments de crainte et d'appréhension pourraient-il se traduire chez les femmes par davantage de comportements d'évitement/échappement lors d'un conflit spatial ? Le sexe est-il à l'origine de ces différences ? On sait également qu'en situation de conflit de travail les femmes font davantage d'attribution interne de responsabilité que les hommes (Millette et Turgeon, 2011). Elles se sentent davantage concernées par les difficultés ou l'incapacité à résoudre une dispute ou un conflit, ou par la perception que les collègues auront d'elles, toute chose qui pourrait sans doute se manifester par un désir plus grand d'apaisement et de rapprochement lors d'un conflit spatial. La combinaison de ces deux facteurs - crainte/appréhension et attribution interne de responsabilité - serait-elle de nature à modifier les comportements sociaux des femmes en situation de conflit spatial ? Bref, les femmes réagissent-elles de manière particulière à l'envahissement de leur espace personnel, de leur "bulle" ?

La réponse à cette question pourrait permettre de mieux comprendre le phénomène de l'envahissement de l'espace personnel et, partant, contribuer à l'élaboration de nouvelles stratégies d'aménagement des lieux publics, plus sécuritaires ou moins susceptibles d'éveiller des craintes inutiles (Association des personnes victimes d'agression, 2005).

 

 

  • Attention : pas de sous-titre pour annoncer la Formulation du problème.
  • + de détails sur la formulation du problème (faille, pertinence, question, justification).
  • Voir un autre exemple de l'état de la question.
  • Lire la suite...

 

 

3. Conclusion : Hypothèse ou objectif

  • Dans cette troisième et dernière partie, vous devez formuler une solution provisoire à votre problème : une hypothèse, de préférence, sinon un objectif.
  • Il s'agit de la conclusion de votre problématique.
  • L'hypothèse répond à votre question; elle doit être logiquement déduite de votre problématique, de «Ce que l'on sait».
  • Un peu à la manière du paragraphe de transition, il ne doit pas y avoir de rupture logique entre votre problème et la formulation de l'hypothèse ou de l'objectif de recherche.
  • L'hypothèse, c'est ce que le chercheur croit savoir.
  • Il s'agit donc d'une affirmation provisoire, en attente d'être vérifiée.
  • Cette affirmation est-elle vraie ou fausse ? Pour le savoir, il faut faire une recherche empirique.
  • La vérification de l'hypothèse (ou l'atteinte de l'objectif) constitue donc le but premier de toute recherche.
  • Bref :
  Introduction
État de la question : ce que l'on sait
Formulation du problème : ce que l'on veut savoir
5 : Conclusion (Hypothèse/Objectif)  

 

 
 Exemple  d'une conclusion sous forme d'hypothèse  
 

La présente étude a donc pour but de vérifier l'hypothèse selon laquelle les femmes émettent davantage de comportements d'évitement/échappement et de rapprochement/apaisement lors de l'envahissement de leur espace personnel que les hommes.

 

  • Attention : pas de sous-titre pour annoncer ce paragraphe.
  • Longueur : un et un seul paragraphe : le dernier !
  • Voir un autre exemple de conclusion.
  • + de détails sur la différence entre une hypothèse et un objectif + exemple.
  • Lire la suite...

 

    En science, la problématique est le nom que l'on donne au texte qui présente un problème de recherche.

     

 

 
 
c LES RÉFÉRENCES DE VOS SOURCES
  • Les références sont indispensables à la rédaction d'un texte scientifique.
  • Ces références sont la liste complète de toutes les sources que vous avez lues pour rédiger votre problématique.
  • Plus précisément, il s'agit des sources que vous avez consultées et citées dans votre texte.
  • Attention : En science, ne pas citer ses sources = plagiat = zéro !
  • Cette liste, annoncée par le titre centré - Références - est présentée :
  • Bref :
  A Titre + Page de présentation
  B Introduction
État de la question : ce que l'on sait
Formulation du problème : ce que l'on veut savoir
Conclusion (Hypothèse/Objectif)
C Références
  D Sommaire + Mots-clés

 

 

 
 Exemple  de références d'une problématique  
 

 

Références

ALTMAN, I. (1970). Territorial behavior in humans : An analysis of the concept. In L. Pastalan & D. Carson (Ed.), Spatial behavior of older people (pp. 1-24). Michigan : The University of Michigan.

ASSOCIATION DES VICTIMES D'AGRESSION (2005). Plaignez-vous, vous avez des droits. Édition de l'Omerta.

DARWIN, C. (1859). On the origin of species. London : Murray.

DEUTSCH, M. (1949). A theory of cooperation and competition. Human Relations, 2 (1), 129-151.

FELIPE, N. & SOMMER, R. (1966). Invasions of personal space. Social Problems, 14 (2), 206-214.

HALL, E.T. (1968). Proxemics. Current Anthropology, 9 (2-3), 83-95.

HALL, E.T. (1976a). The hidden dimension. Garden City, N.Y. : Doubleday & Co.

HALL, E.T. (1976b). Au-delà de la culture. Paris : Seuil.

McCARTNEY, P. et WING, W. (1983). Le réinvestissement en santé au Québec : On connait la chanson ! Québec : R. Starr.

MASSOUD, B. et ST-LOUIS, S. (2014). Émotion, émotion, émotion ! Beyrouth : Éditions Massoud père et fils.

McCARTHY, P. et WING, P. (1983). Vous, votre voisin... et le cinglé d'à-coté : Étude psychologique du voisinage. Montréal : Édition du Complot proximal.

Et ainsi de suite jusqu'à Z...

 

 

APA
  • Le format de notices et les règles de citation des références de ce site ont été formulés par l'American Psychological Association (APA) et adaptés au contexte québécois par l'auteur de ce site.
  • Les consignes proposées par le P'tit Rédac sont légèrement différentes des miennes. Elles ne sont pas mauvaises pour autant, mais vous devez observer les règles de cette page car elles sont mieux adaptées à la nature du travail que vous devez réaliser dans ce cours.
  • APA = American Psychological Association.

 

 

Les références d'une problématique sont la liste complète des notices de chaque source consultée et citée par un auteur dans son texte. Cette liste est placée à la suite du texte et permet au lecteur de connaître et de lire es sources de l'auteur.

 

 

 

 
D RÉDIGER VOTRE SOMMAIRE + MOTS-CLÉS
  • Le sommaire est le résumé de votre problématique.
  • En anglais, on dit abstract.
  • Le sommaire remplace la table des matières dans les rapports rédigés sous forme d'article scientifique, comme le vôtre.
  • Il faut donc placer ce sommaire à la suite de vos références, enchaîné au texte.

 

  Titre + Page de présentation
Introduction
État de la question : ce que l'on sait
Formulation du problème : ce que l'on veut savoir
Conclusion : Hypothèse ou Objectif
Références
Sommaire + Mots-clés

 

  • Calqué sur la structure logique d'une problématique, le sommaire se divise en 5 parties :
    1. La présentation de votre problème général (= introduction)
    2. L'état de la question
    3. La formulation de votre problème
    4. L'hypothèse ou l'objectif (= conclusion)
    5. Les mots-clés

 

  • Généralement, les parties du sommaire sont proportionnelles à l'importance des parties correspondantes de la problématique.
  • Dans tous les cas, cela donne un très court texte :
    • Qui fait entre 10 à 20 lignes, maximum; donc environ 1/3 de page.
    • Dans lequel vous devez citer vos sources, comme dans la problématique, selon le format APA.
    • Rédigé à simple interligne, en un seul et unique paragraphe.
    • Insérée à la suite des références.
    • Pas de je, pas de nous.
    • Annoncé dans le texte par le sous-titre centré : Sommaire.
    • Et qui contient cinq mots-clés, à savoir les cinq mots les plus importants de votre texte.
    • Voici un exemple des 5 parties (couleurs) :
       
    Exemple  d'un sommaire + Mots-clés  
     

     

    Sommaire

    Protéger son territoire et sa réciproque, explorer et envahir un sol étranger, sont des fonctions vitales à toutes espèces (Top, 2007). De nombreux facteurs modulent la fréquence et l'intensité des comportements d'un envahisseur (Hérhudi, 2001, cité dans Top, 2007). En revanche, on ignore quels sont les facteurs qui expliquent les réactions des personnes envahies. On sait qu'il existe trois formes d'envahissement du territoire : offensif, pathologique et accidentel (Ghoullay, 2017). Cette dernière forme a été étudié par Hall (1968). Ces études révèlent que des conflits naissent de manière accidentelle lorsqu'un individu pénètre sans y être invité dans l'espace personnel d'un congénère. D'autres facteurs comme l'âge, l'ethnie, le statut social et la taille de l'envahisseur contribuent aussi à la naissance et au développement de ces conflits spatiaux (Top, 2007). Mais comment se comportent les personnes envahies ? Celles qui subissent l'envahissement ? Des études indiquent que les femmes n'ont pas les mêmes réactions physiologiques que les hommes en situation de conflit social (Massoud et St-Louis, 2014; Urunuela, 2013); elles ressentent davantage de crainte et d'appréhension. Une autre recherche montre également que lors des conflits en milieu de travail les hommes font davantage d'attribution externe de responsabilité (Millette et Turgeon, 2011). La combinaison de ces deux facteurs liés au sexe - crainte/appréhension et attribution interne de responsabilité - pourrait-elle expliquer pourquoi les femmes adoptent des comportements différents de ceux des hommes lors d'un conflit spatial : plus d'apaisement et de rapprochement mais aussi plus d'évitement et de rapprochement ? La présente étude a donc pour but de vérifier l'hypothèse selon laquelle les femmes émettent davantage de comportements d'évitement/échappement et de rapprochement/apaisement lors de l'envahissement de leur espace personnel que les hommes.

    Mots-clés : Conflit spatial, sexe, attribution de responsabilité, appréhension, comportement rapprochement/apaisement et d'évitement/échappement

     

     

     

     

    Le sommaire est le résumé des quatre grandes parties de votre problématique : introduction, l'état de la question (ce que l'on sait), la formulation du problème (ce que l'on veut savoir) et l'hypothèse (ce que l'on croit savoir).

    Les mots-clés d'un sommaire forment une courte liste de cinq mots, placée à la suite du sommaire. Ces mots sont les plus importants du sommaire et donc... de votre problématique.

     

     

 

 
 
dVOTRE PROBLÉMATIQUE EN UNE SEULE PAGE !

 

Titre + Page de présentation (une page)
Introduction (1 ou 2 par.)
État de la question : ce que l'on sait
Formulation du problème : ce que l'on veut savoir (2 par.)
Conclusion (Hypothèse/Objectif) (1 par.)
Références
Sommaire + Mots-clés

 

 

La problématique est un court texte qui présente au lecteur ce que l'on sait d'un sujet/thème et formule un problème de recherche (ce qu'on ne sait pas mais que l'on cherche à savoir).

La problématique = "Ce que l'on sait» + «Ce l'on veut savoir". Et c'est "Ce que l'on veut savoir" qui mènera à réalisation d'une recherche empirique qui permettre de vérifier si "Ce qu'il croit savoir" est vrai ou faux.

 

 
 
 
TROIS EXEMPLES POUR VOUS AIDER À RÉDIGER VOTRE PROBLÉMATIQUE
  1. Modèle présenté en classe (structure logique)
  2. Modèle A d'une problématique sur l'envahissement, disponible sur ce site.
  3. Modèle B d'une problématique sur la mémoire, disponible sur ce site.

 

 
 
6 à 10 DÉTAILS DE LA FORMULATION D'UN PROBLÈME DE RECHERCHE
  • Voici maintenant les détails de la formulation de votre problème.
  • Cette sous-étape de votre problématique comprend 5 éléments :

 

  Introduction
  État de la question : ce que l'on sait
1 : Trouver une faille ou une lacune
2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune
3 : Poser une question
4 : Justifier la quête d'une solution
5 : Conclusion (Hypothèse/Objectif)  

 

 
6-7 TROUVER UNE FAILLE ET EN DÉMONTRER LA PERTINENCE
POSER UNE QUESTION DE RECHERCHE
  • La problématique est un court texte qui présente au lecteur votre problème de recherche, « Ce que l'on veut savoir».
  • Vous devez clairement formuler ce problème à la toute fin de votre texte.
  • Cette formulation contient 5 éléments importants, dans l'ordre :
    1. Trouver une faille ou une lacune dans nos connaissances.
    2. Montrer la pertinence de combler cette lacune.
    3. Transformer ce problème en une question de recherche claire et précise.
    4. Justifier la recherche d'une réponse à cette question.
    5. Et finalement, en guise de conclusion, traduire cette question en une hypothèse de recherche (ou un objectif).

 

  • Rappelons que le but de la science est de résoudre des problèmes au moyen de recherches scientifiques.

 

     

  • Un problème est une faille ou une lacune dans nos connaissances, dans « ce que l'on sait ».
  • En clair, c'est «ce qu'on ne sait pas» mais... «qui mérite d'être su ou mieux connu ».
  • En science, il existe deux catégories de problème : les vrais et les faux problèmes.
  • Un vrai problème de recherche doit posséder les 3 caractéristiques suivantes :
  •  

     c) SOLUBLE DE MANIÈRE SCIENTIFIQUE

     

  • Un problème de recherche est un vrai problème s'il n'existe actuellement aucune solution permettant de le résoudre de manière claire et satisfaisante.
  • Dans la formulation de ce problème, on dira alors qu'il existe une faille, une lacune ou une faiblesse dans nos connaissances.
  • Si une solution existe, ce n'est plus un problème, car un problème résolu fait maintenant partie de nos connaissances, de «Ce que l'on sait», du savoir d'un domaine de recherche.
  • On dira plutôt qu'il s'agit d'un vieux problème, d'un élément de «Ce que l'on sait maintenant».

 

     
     
     

     

    Une psychologue s'intéresse à l'apprentissage chez le rat. Après avoir lu plusieurs livres et articles de recherche sur la question, elle en vient à se demander si l'eau peut servir à renforcer les comportements de cette espèce.

     

     

    Il s'agit d'un vieux problème, car on sait déjà depuis fort longtemps que l'eau est un puissant agent de renforcement chez le rat : il existe donc une réponse satisfaisante à cette question.

    Donc : Il s'agit d'une connaissance scientifique, et non d'une lacune ou d'une faille.

     

  • Un vrai problème doit également être pertinent.
  • Il est pertinent s'il existe des raisons valables que l'on s'y attarde, que l'on cherche à le résoudre.
  • Par raison valable, on entend l'existence d'une théorie ou de faits qui permettent au chercheur de croire que X est bel et bien la cause de Y.
  • Ces raisons doivent être clairement exposées dans votre texte sous forme d'argument.
  • Voici un exemple :

 

 
 d'un problème non-pertinent (b)  
 

 

Un chercheur étudie la mémoire. Après avoir lu plusieurs livres et articles de recherche sur le sujet, il se demande si la couleur des yeux augmente la rétention. Les gens qui ont les yeux bleus retiennent-ils mieux ou plus d'information que les gens qui ont les yeux bruns ?

 

 

Ce problème n'est pas pertinent, car il n'y a actuellement aucune raison de croire que la couleur des yeux (X) influence la mémoire (Y). À ce jour, on a découvert aucun mécanisme (= faits) qui laisserait entrevoir l'existence d'une relation entre ces deux variables; et aucune théorie ne suggère qu'une telle relation puisse exister chez les humains.

Donc : Il s'agit d'un faux problème, car il n'y aucune raison valable de chercher à le résoudre.

 

 

  • En ce sens, toute lacune ne mérite pas d'être comblée.
  • Toute faille ne mérite pas d'être explorée.
  • Sans arguments, un problème est non pertinent, sans valeur scientifique.
  • Finalement, un problème est de nature scientifique s'il peut être résolu grâce à la méthode scientifique; sinon on dira simplement qu'il est insoluble ou de nature métaphysique.
  • Attention : Dans sa problématique, l'auteur n'a pas à faire mention de cette dernière caractéristique; elle est implicite puisque généralement le problème donnera lieu à une recherche scientifique.

 

     
     d'un problème insoluble (c)  
     

     

    Un psychologue étudie la dépression. Après avoir lu plusieurs livres et articles de recherche sur la question, il en vient à se demander si la présence des anges peut favoriser la guérison des personnes dépressives.

     

     

    On ne peut offrir de réponse scientifique à cette question, car : 1) aucune théorie scientifique ne postule l'existence des anges; 2) il n'existe aucun moyen de mesurer leur existence ou leur présence. Il s'agit d'un problème scientifique - la dépression - mais la solution proposée ici pour le résoudre est de nature religieuse, mystique ou métaphysique, donc non scientifique.

    Donc : Il s'agit d'un faux problème, car la solution, si elle existe, n'est pas de nature scientifique.

     

     

  • Lorsque ces trois conditions sont réunies, le problème choisi peut être considéré comme scientifique; il fait partie de «Ce que l'on veut savoir».
  • Il peut alors faire l'objet d'une recherche scientifique, dont la première étape est la rédaction d'une problématique.
  • Dans votre problématique, les deux premières caractéristiques (a et b) sont présentées dans le dernier paragraphe de «Ce que l'on sait» (= paragraphe de transition) et le premier paragraphe de la formulation de votre problème.
  • La troisième caractéristique - c - est implicite; on en fait donc pas mention dans le texte.

 

    Introduction Sujet amené/posé  
    État de la question Ce que l'on sait
    b. Pertinence : paragraphe de transition
    Formulation du problème

    a. Trouver une faille ou une lacune
    b. Montrer la pertinence de combler cette lacune
    c. Montrer le caractère scientifique du problème
    Poser une question

     
    2e paragraphe --»  Justifier la quête d'une solution  
    Conclusion Formuler une hypothèse ou un objectif  

     

     
     Exemple  de faille  
     

     

     Mais qu'en est-il des causes qui expliquent ces comportements ? Si les réactions physiologiques et émotionnelles des personnes envahies ont fait l'objet de quelques recherches en ce sens, on sait en revanche peu de choses des causes à l'origine des comportements sociaux.

     

     

     

     

     
     Exemple  de pertinence  
     

     

    On dit souvent qu'il faut être deux pour danser le tango; il en va de même de l'envahissement accidentel des petits espaces puisque, pour tout envahisseur, il existe au moins une personne qui subit les inconvénients de cette intrusion. Pour Wiedmann et ses collaborateurs (2006), on peut regrouper les réactions de la personne qui subit l'envahissement de son espace personnel en quatre grandes catégories : l'évitement/échappement, la paralysie, l'approche/apaisement et la confrontation. Sommer (1969) a observé ces réactions dans de petits espaces, notamment dans les écoles et les lieux publics. L'une de ses études, réalisée dans un parc, décrit toute la gamme des réactions émises par une personne assise sur un banc lorsqu'un étranger vient s'asseoir tout près d'elle, alors qu'il pourrait très bien occuper l'autre bout du banc ou simplement s'asseoir ailleurs: absence de regard, signe d'impatience, bougonnement, tapement du pied, bruits de bouche. Les personnes envahies sont rarement insensibles à ce genre de situation. Certains sujets envahis vont même jusqu'à fixer leur envahisseur jusqu'à ce qu'il se déplace, alors que d'autres, au contraire, se lèvent et vont s'asseoir ailleurs afin de résoudre le conflit (St-Louis et Sylvestre, 2015). Si l'envahissement de leur "bulle" se prolonge, on observe même des réponses physiologiques (sudation, transpiration, accélération du rythme cardiaque) et émotionnelles (peur, crainte, appréhension, dégoût, etc.). Ces réponses, parfois très intenses, ont notamment été mesurées en laboratoire chez des directeurs et des cadres supérieurs d'entreprise qui subissent quotidiennement la pression de leur hiérarchie (Urunuela, 2013). On constate à cet égard que les femmes ont, sur le plan biologique, des réactions émotionnelles plus fortes et plus fréquentes que celles des hommes.

     Mais qu'en est-il des causes qui expliquent ces comportements ? Si les réactions physiologiques et émotionnelles des personnes envahies ont fait l'objet de quelques recherches en ce sens, on sait en revanche peu de choses des causes à l'origine des comportements sociaux. Notons toutefois que, dans un autre contexte, des recherches ont montré que lors d'un conflit de travail, les hommes et les femmes n'agissent pas de la même manière; en effet, ces dernières ressentent davantage de crainte et d'appréhension que les hommes (Massoud et St-Louis, 2014). Ces sentiments de crainte et d'appréhension pourraient-il se traduire chez les femmes par davantage de comportements d'évitement/échappement lors d'un conflit spatial ? Le sexe est-il à l'origine de ces différences ? On sait également qu'en situation de conflit de travail les femmes font davantage d'attribution interne de responsabilité que les hommes (Millette et Turgeon, 2011). Elles se sentent davantage concernées par les difficultés ou l'incapacité à résoudre une dispute ou un conflit, ou par la perception que les collègues auront d'elles, toute chose qui pourrait sans doute se manifester par un désir plus grand d'apaisement et de rapprochement lors d'un conflit spatial.

     

     

  • + de détails sur la pertinence d'un problème ?
  • + de détails sur le paragraphe de transition ?
  • Voir un autre exemple de transition/pertinence.
  • Sinon, passez à l'étape suivante : Transformer votre problème en question de recherche.

 

     

    La faille est une lacune ou une faiblesse dans nos connaissances; c'est quelque chose que l'on ignore, qu'on ne sait pas. Ce X est-il la cause de Y ?

    La pertinence, ce sont les raisons valables (faits et théories) de croire que ce X est bel et bien la cause de Y, donc de combler la lacune, d'explorer la faille.

    On appelle «argument» les raisons de croire que X est la cause de Y.

    Faille + pertinence = problème de recherche.

    Un problème de recherche, c'est donc «Ce qu'on ne sait pas», que l'on ignore, mais qui mérite d'être étudier scientifiquement, avec rigueur.

     

     

     

 
 
8 POSER UNE QUESTION DE RECHERCHE
  • Vous avez trouvé un problème pertinent ?
  • Vous devez maintenant traduire ce problème en une question de recherche.

 

 

  • Cela consiste à préciser au lecteur «Ce que l'on veut savoir» au moyen d'une question claire et précise.

 

     
     Exemple  d'une question de recherche  
     

     

    La combinaison de ces deux facteurs - crainte/appréhension et attribution interne de responsabilité - serait-elle de nature à modifier les comportements sociaux des femmes en situation de conflit spatial ? Bref, les femmes réagissent-elles de manière particulière à l'envahissement de leur espace personnel, de leur "bulle" ?

     

     

 

  • Cette question doit être formulée à la fin du premier paragraphe de la formulation de votre problème.
  • Bref :

     

    • Introduction  
      L'état de la question : ce que l'on sait  
      1 : Trouver une faille ou une lacune
      2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune
      3 : Poser une question
       
      2e paragraphe -» 4 : Justifier la quête d'une solution  
      Dernier paragraphe -» 5 : Formuler une hypothèse ou un objectif  
  • Attention : La différence entre une question et un problème de recherche est subtile.
  • Elle réside dans leurs formulations respectives, et non dans leurs significations qui, elles, sont logiquement équivalentes.
  • Le rôle du problème est de mettre en évidence une faille ou une lacune dans nos connaissances, «Ce que l'on ne sait pas».
  • La question, elle, a pour but de traduire cette faille ou cette lacune en une interrogation claire et précise.
  • En résumé, la question et le problème ont la même signification, mais une forme différente.
  • Dans votre problématique, cette redondance contribue à augmenter la clarté de votre problème.
  • Voici d'autres exemples de problème et de question de recherche :
   
 
 

 

On ignore donc si faire des Netquiz (X) constitue un moyen efficace d'augmenter la répétition (Y) chez les étudiant-e-s qui fréquentent le cégep (Z).

 

 
 

 

Les Netquiz (X) améliorent-ils la rétention (Y) dans les cours de niveau collégial (Z) ?

 

 

  • Comme vous pouvez le constater dans cet exemple, les variables XYZ sont clairement nommées.
  • Il va de soi que dans votre problème et dans votre hypothèse, il est inutile d'ajouter une lettre en rouge pour les identifier.
  • Si votre hypothèse est clair, le prof va comprendre !
  • Voir un autre exemple de question de recherche.
  • Ou passez à l'étape suivante : Justifier votre recherche.

 

     

    La question de recherche est la traduction de votre problème sous forme de question. Elle doit contenir les 3 variables - X-Y-Z - de votre problème.

     

 
 
9 JUSTIFIER VOTRE RECHERCHE
  • Dans votre problématique, vous devez justifier la quête d'une solution scientifique.
  • Le lecteur doit comprendre à quoi servira votre recherche, autrement dit qu'elle est l'utilité ou l'intérêt de «savoir ce qu'on ne sait pas» ?
  • Justifier votre recherche consiste donc à expliquer au lecteur quels sont les avantages de résoudre un problème, votre problème.
  • Que fera-t-on de ces nouvelles connaissances ? De ce que l'on sait maintenant ?
  • Cette courte explication est fournie au lecteur dans l'avant-dernier paragraphe de votre problématique, tout juste avant la conclusion.

 

      Introduction  
      État de la question : ce que l'on sait  
      1 : Trouver une faille ou une lacune
      2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune

      3 : Poser une question
       
      2e paragraphe -» 4 : Justifier la quête d'une solution  
        5 : Formuler une hypothèse ou un objectif  
 
  • Voici un exemple tiré du modèle A :
     
     Exemple  d'une justification  
     

     

    La réponse à cette question pourrait permettre de mieux comprendre le phénomène de l'envahissement de l'espace personnel et, partant, contribuer à l'élaboration de nouvelles stratégies d'aménagement des lieux publics, plus sécuritaires ou moins susceptibles d'éveiller des craintes inutiles (Association des personnes victimes d'agression, 2005).

     

     

     

    La justification est un court paragraphe - situé entre la question de recherche et l'hypothèse/objectif - dans lequel l'auteur tente de convaincre le lecteur de l'utilité ou de l'intérêt de réaliser une recherche pour résoudre son problème. Que fera-t-on avec ce que l'on apprendra dans cette recherche ? Quelle est l'utilité de ces nouvelles connaissances ?

     

     

     

 
10 CONCLUSION : FORMULATION D'UNE HYPOTHÈSE OU D'UN OBJECTIF

 

  • Finalement, la dernière étape de votre problématique consiste à formuler une hypothèse ou un objectif.
  • Il s'agit de la conclusion de votre rapport I.
  • Cette étape correspond au tout dernier paragraphe de votre texte :

 

      Introduction  
      État de la question : ce que l'on sait  
      1.1 : Trouver une faille ou une lacune
      1.2 : Montrer la pertinence de combler cette lacune

      2 : Poser une question
       
        4 : Justifier la quête d'une solution  
      Conclusion -» 5 : Formuler une hypothèse ou un objectif  

 

  • Une hypothèse est une affirmation qui répond provisoirement à une question de recherche, c'est « ce que l'on croit savoir ».
  • On dit provisoire car le but d'une recherche est justement de vérifier si cette affirmation est vraie ou fausse.
  • Or, au moment de formuler son hypothèse, le chercheur n'a pas encore commencer sa collecte de données.
  • Il doit attendre les résultats de sa recherche avant d'affirmer qu'il a raison ou tort.
  • L'hypothèse de votre problématique répond donc à la question que vous vous êtes posée dans la formulation du problème.
  • Voici un exemple d'hypothèse tirée du modèle A :
     
     Exemple  d'une hypothèse  
     

     

    La présente étude a donc pour but de vérifier l'hypothèse selon laquelle les femmes émettent davantage de comportements d'évitement/échappement et de rapprochement/apaisement lors de l'envahissement de leur espace personnel que les hommes.

     

 

 

  • Voici d'autres exemples pour distinguer question et hypothèse :

 

         
     d'une question de recherche  
     

     

    Les Netquiz augmentent-t-il la rétention d'information dans les cours du niveau collégial ?

     

         
     d'une hypothèse de recherche  
     

     

    Faire des Netquiz améliore les résultats scolaires des étudiant-es qui fréquentent le cégep.

     

     

  • Dans ce dernier exemple, le contenu de l'hypothèse répond à la question; on affirme donc que pour une population Z (étudiant-es qui fréquentent le cégep), faire des Netquiz (X1) améliore davantage les résultats scolaires (Y) que de ne pas faire de Netquiz (ici X2 est implicite dans le texte).
  • En clair, on affirme que X influence Y chez Z, et que X1> X2.
  • Pour formuler une hypothèse, le chercheur doit s'appuyer sur :
    • une recherche empirique qui appuie son affirmation (= faits scientifiques)
    • ou sur une théorie scientifique qui va dans le sens de son hypothèse

 

         
     d'une recherche empirique  
     

     

    Par ailleurs, de nombreuses études indiquent que la répétition augmente la rétention d'information chez les élèves de niveau secondaire (Kinner, 1988). En effet, les résultats de la recherche de Sinner (1979) montre que...

     

     d'une théorie  
     

     

    On sait que la plupart des théories de l'apprentissage s'accordent à dire que la répétition est un facteur déterminant de l'apprentissage (Sinner, 1985). Ces théories soutiennent que si...

     

  • Idéalement, ces deux conditions - faits et théorie - sont requises (= hypothèse forte).
  • Cependant, toute hypothèse qui satisfait à l'une ou l'autre de ces conditions (= hypothèse faible) sera considérée comme pertinente ou logiquement valable.
  • Dans tous les cas, vous devez présenter vos arguments dans la formulation du problème.

 

    Une hypothèse est une affirmation, logiquement déduite de ce que l'on sait, qui répond provisoirement à une question de recherche.

     

     

  • Si vous n'êtes pas en mesure de formuler une hypothèse, il faut énoncer un objectif.
  • L'objectif d'une recherche est un énoncé plus général que l'hypothèse, qui vise simplement à montrer l'existence d'une relation entre deux phénomènes ( X et Y) ou à comparer les niveaux de la variable indépendanteX1et X2.
  • Voici deux exemples :
     
     Exemple  d'un objectif de recherche  
     

     

    La présente étude a donc pour but de comparer les comportements d'évitement/échappement et de rapprochement/apaisement des hommes et des femmes lors de l'envahissement de leur espace personnel.

     

         
     d'un objectif de recherche  
     

     

    L'objectif de cette recherche consiste à vérifier l'effet des Netquiz sur les résultats scolaires des étudiant-e-s du niveau collégial.

     

  • Dans cet exemple, on avance qu'il existe une relation entre X et Y chez Z, mais on n'est pas mesure d'affirmer si X1> X2 ou que X1< X2.
  • Donc, contrairement à l'hypothèse, l'objectif ne prédit pas le sens ou la direction de la relation (< ou >), seulement son existence.
  • Toutefois, comme l'hypothèse, l'objectif doit reposer sur des faits ou des théories qui permettent de supposer qu'il existe bel et bien un lien entre les deux phénomènes à l'étude (les variables X et Y).
     
Exemples
d'hypothèses mal formulées  
 

 

Faire des Netquiz améliore-t-il les résultats scolaires des étudiant-e-s qui fréquentent le cégep? (hypothèse = affirmation)

Faire des Netquiz améliore ou diminue les résultats scolaires des étudiant-e-s qui fréquentent le cégep. (Double hypothèse)

Faire des Netquiz améliore les étudiant-e-s qui fréquentent le cégep. (Hypothèse floue ; améliore quoi?)

Faire des Netquiz améliore les résultats scolaires. (Hypothèse imprécise : quelle population ?

Exemples
 d'objectifs imprécis  
 


L'objectif de cette recherche consiste à vérifier s'il est possible d'augmenter les résultats scolaires. (= question indirecte)

L'objectif de cette recherche consiste à vérifier l'effet des Netquiz sur les étudiant-e-s du niveau collégial. (= question floue : effet sur quoi ?)

Faire des Netquiz améliore-t-il les résultats scolaires des étudiant-e-s qui fréquentent le cégep? (= question)

L'objectif de cette recherche consiste à vérifier l'effet des Netquiz sur les résultats scolaires des étudiant-e-s. (Objectif imprécis : quelle population ?

 

  • Attention : S'il faut choisir, il est toujours préférable de formuler une hypothèse, car cette dernière est plus précise et féconde que l'objectif.
  • En clair, c'est donc l'un ou l'autre, jamais les deux, et de préférence l'hypothèse.

 

Un objectif est un énoncé qui vise à montrer la relation entre deux phénomènes (X et Y), sans préciser le sens de cette relation.

 

 

 

  • Il est nécessaire qu'entre votre titre, la formulation de votre problème et votre hypothèse/objectif, il n'y ait aucune contradiction.
  • Les variable XYZ de votre recherche doivent être les mêmes peu importe où l'on se trouve dans votre texte; c'est une question de cohérence.
  • Un problématique cohérente est facile à lire, à comprendre.
  • Prenez donc la peine de vérifier la cohérence de votre texte avant de me le remettre.
  • + de détails sur la différence entre hypothèse et objectif.
  • Voir un autre exemple de conclusion.
  • Tout est clair ?
  • Sinon, recommencez...

 

 

REMETTRE VOTRE PROBLÈME PAR ÉCRIT
  • Attention : Remise de votre problématique par écrit + fiches de lecture = 9e cours.
  • + de détails sur ce travail ?
  • Règles de présentation ? votre rapport avant de me le remettre.
  • Copier = Plagier - Tricher = 0.
  • Fin de l'étape 1 : Passez dès maintenant à l'étape 2.

 

 

CALCULER VOS MOTS/PAGES

 

 
CALCULER VOS MOTS/PAGES  
Page titre (sur une seule page, à part)
Problématique (minimum 3 pages/4 pages maximum)
Références (+- 1/3 de page, à la findu texte)
Sommaire (+- 1/3 de page, à la suite des références)
 
Total des pages = 42/3 à 5 2/3 pages
 
 

 

 

Attention !

 

  • Dans le calcul des pages ci-dessus, le texte de votre problématique est en bleu :
    • Introduction
    • État de la question (développement)
    • Formulation du problème (développement)
    • Conclusion
  • Les Références, le Sommaire et la Page-titre sont donc en sus (=gris).
  • Attention : Votre problématique peut être refuée si elle ne satisfait pas aux conditions minimales de ce cours.

 

 

 

 
VOTRE PROBLÉMATIQUE : EN RÉSUMÉ

 

En résumé
But du travail ? Présenter un problème scientifique
Quand/Où ? Remise au cours 9
Combien de points ? 40 %
Consignes ? Relire la présente page
Nombre minimal/maximal de pages du texte ? Au moins 3/4 au plus
Nombre minimal/maximal de mots Au moins 1500/2000 mots au plus
Nombre de sources ? Au moins 3 : Voir site
Sources scientifiques ? Oui, voir site
Sources en anglais ? Si vous voulez.../Voir Lexique
Citation des sources ? Auteur-date/APA
Style scientifique ? Oui, voir site
Page de présentation ? Oui, voir site
Règles de présentation Oui, voir site
Sommaire + Mots-clés ? Oui, voir cette page
Titre et Sous-titre Voir site
Modèle/Exemple ? Oui, voir site
Remise des fiches de lecture ? Oui, nécessaires
Fiches ciblées Oui, si source = D et +
Remettre quoi ? Votre problématique (version .doc/.docx) + Fiches de lecture (version .doc/.docx ou .ppt/pptx) par LÉA. Voir site
Remettre quand ? Par LÉA durant la journée de votre cours 9 (Jusqu'à minuit)
Dernière vérification du contenu ? Cliquez ici
Retard ou Refus ? Lire ceci

 

 

 

 

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